France: Une policière tuée dans une attaque au couteau à Rambouillet

par Gonzalo Fuentes et Antony Paone
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FRANCE: UNE FONCTIONNAIRE DE POLICE TUÉE LORS D'UNE ATTAQUE AU COUTEAU À RAMBOUILLET

par Gonzalo Fuentes et Antony Paone

RAMBOUILLET, Yvelines (Reuters) - Un homme armé d'un couteau a tué vendredi une policière à l'entrée du commissariat de Rambouillet, dans les Yvelines, dans une attaque qualifiée de terroriste par le Premier ministre Jean Castex, qui s'est rendu sur place.

La victime, âgée de 49 ans, a succombé à ses blessures, après avoir été poignardée à plusieurs reprises, notamment à la gorge, alors qu'elle se trouvait dans le sas d'entrée du commissariat en même temps que l'assaillant, a-t-on déclaré à Reuters de source policière.

L'auteur de cette attaque, sur lequel des papiers d'identité tunisiens ont été découverts et qui n'était pas connu des services de renseignement, a été abattu par la police, a ajouté la même source policière.

Il a crié "Allah Akbar" au moment de poignarder la policière, selon des témoins cités de source judiciaire.

Les Yvelines, à l'ouest de Paris, ont déjà été le théâtre en 2016 du meurtre d'un couple de policiers, tués chez eux par un homme se revendiquant de l'organisation Etat islamique, à Magnanville. Le collège où enseignait Samuel Paty, décapité en pleine rue en octobre dernier quelques jours après avoir montré en classe des caricatures de Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, se trouve aussi dans ce département, à Conflans-Sainte-Honorine.

"Elle était policière. Stéphanie a été tuée dans son commissariat de Rambouillet, sur les terres déjà meurtries des Yvelines. La Nation est aux côtés de sa famille, de ses collègues et des forces de l’ordre. Du combat engagé contre le terrorisme islamiste, nous ne céderons rien", a écrit le président de la République Emmanuel Macron sur Twitter.

Venu sur place, Jean Castex a déclaré que le département des Yvelines était "une nouvelle fois (...) mis à rude épreuve des attaques terroristes".

"Je voudrais dire (...) combien notre détermination à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes est plus que jamais intacte", a-t-il ajouté, en précisant que des "fonctionnaires de police (...) ont immédiatement neutralisé l'auteur des faits".

Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête en raison du déroulement des faits, du statut de policière de la victime et des propos tenus par l'auteur de l'attaque, a déclaré le procureur Jean-François Ricard aux côtés du chef du gouvernement, sans préciser la teneur de ces propos.

Les premières indications de l'enquête montrent notamment des "éléments de repérage" avant le passage à l'acte, a-t-il dit.

Une enquête confiée conjointement à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Sous-Direction antiterroriste (Sdat) a été ouverte pour chefs d'assassinat contre personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que d'association de malfaiteurs terroriste criminelle, a annoncé Jean-François Ricard.

(Rédaction de Paris, rédigé par Jean-Michel Bélot et Bertrand Boucey)