Comment la France peut affronter les guerres hybrides

Par Guerric Poncet
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Un soldat ukrainien dans le Donbass, en 2015.
Un soldat ukrainien dans le Donbass, en 2015.

Dans un rapport intitulé Repenser la défense face aux crises du 21e siècle paru le 9 février, l'Institut Montaigne s'inquiète du manque de préparation de la France face aux conflits hybrides, même si elle dispose, selon ces experts, d'atouts majeurs pour y faire face. Les conflits hybrides, apparus avec la crise géorgienne en 2008 et illustrés en Ukraine ou en Syrie, impliquent non seulement la puissance militaire pure, mais aussi toutes les autres méthodes d'influence, comme la guerre de l'information, les man?uvres financières ou encore l'envoi de mercenaires. « La France concède un retard [?] par rapport aux puissances de premier rang que sont les États-Unis, la Chine et la Russie, mais peut-être aussi des puissances régionales comme l'Iran ou la Turquie », explique le rapport, qui recommande de revoir le modèle des armées françaises à la hausse.

« Certains acteurs sont capables de coordonner des actions sous le seuil de la conflictualité ouverte (informationnelles, diplomatiques, économiques, cyber, espions, sabotage), de cultiver l'ambiguïté (le déni est plausible au moins temporairement), mais aussi de faire planer une menace d'escalade assumée et quasi permanente, reposant sur un usage désinhibé de forces armées et sur l'imposition du fait accompli par des actions fulgurantes et intimidantes », poursuit le groupe de réflexion.

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