La France paye le prix d’un échec dans la lutte antiterroriste

PHOTO REUTERS/Charles Platiau

Pour le quotidien américain The Wall Street Journal, l’attentat meurtrier de jeudi soir à Nice met de nouveau en valeur “les limites de la lutte mondiale contre le terrorisme”.

Des efforts infructueux

L’attentat, qui n’a pour l’instant pas été revendiqué, porte pour le journal la marque de l’Etat islamique (EI). La France, comme les Etats-Unis, serait, selon le Wall Street Journal, en échec. Et pourtant, les gouvernements occidentaux ont multiplié les mesures.

Le gouvernement américain a lancé des centaines de raids aériens, bombardé des installations pétrolières, redéployé ses forces militaires, déplacé des satellites, intercepté des conversations téléphoniques, bloqué des transferts d’argent et a réalisé des dizaines d’arrestations pour faire face à l’Etat islamique. Mais à chaque fois, le groupe terroriste et ses sympathisants ont trouvé un moyen de passer au travers des mesures de protection.”

Une des principales failles du système antiterroriste se situe dans les Etats “destructurés”, qui servent de base à l’EI.

L’Etat islamique a exploité des gouvernements faibles voire inexistants en Syrie, en Irak et en Libye pour se renforcer, recruter, et planifier des attaques.


Des méthodes antiterroristes en décalage avec la réalité

Le quotidien souligne surtout que les récents attentats ont été l’œuvre d’individus ou de petits groupes, ce qui constitue un véritable défi.

Les attaques ont été menées par des individus ou de petits nombres de personnes, parfois sans véritables liens avec l’organisation qui les a inspirés. Cela représente un problème colossal pour les agents de renseignement et les forces de l’ordre.”

Face à ces “loups solitaires”, les agences de renseignement souffrent d’un véritable retard, car “les stratégies de lutte contre le terrorisme que les Etats-Unis et d’autres pays ont employées pour déjouer des projets d’attentats à grande échelle d’Al-Qaida il y a dix ans ne sont pas aussi efficaces contre l’Etat islamique”.

Des moyens insuffisants

Par ailleurs, dans un éditorial, le quotidien estime que les forces de sécurité françaises n’ont sans doute pas les ressources nécessaires pour faire face à la menace. “Il y a selon les estimations 10 000 personnes sous surveillance en lien avec le terrorisme et moins de 5 000 agents pour les surveiller. Ce ratio doit être inversé.”

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