France: nouvelle motion de défiance rejetée, malgré les voix de l'extrême droite

AP - Christophe Ena

L'Assemblée nationale examinait lundi 31 octobre deux nouvelles motions de censure sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. L'une déposée par les Insoumis, l'autre par le Rassemblement national. Ni l'une, ni l'autre n'a été adoptée. Mais cette fois, les députés de la Nupes ont avancé en ordre dispersé.

Avec notre envoyé spécial au palais Bourbon, Pierrick Bonno

La semaine dernière, les groupes RN et LFI se sont joints le temps du vote d'une motion de défiance déposée par La France insoumise, à l'Assemblée nationale.

Mais ce lundi, les choses se sont passées différemment. Tandis que le Rassemblement national soutenait quasi unanimement le texte des Insoumis, une partie de la gauche lui a fait défaut.

Les nombres parlent d'eux-mêmes : 22 abstentions à gauche, et une seule à l'extrême droite. Le texte de LFI a donc créé plus de divisions au sein de la Nupes qu'au sein des troupes de Marine Le Pen.

La Première ministre Élisabeth Borne l'a fait remarquer, en taclant les Insoumis.

Pour vous, la fin justifie tous les moyens, même une alliance contre-nature, de celles qui nourrissent les populismes et dont l'Histoire nous a appris qu'elles finissaient toujours par favoriser l'extrême droite. Mesdames et messieurs les députés de La France insoumise, la nouvelle union des populismes ne construit pas de majorité alternative.

Pour la deuxième fois en une semaine, Marine Le Pen crée un malaise à gauche. Mais la leader du Rassemblement national refuse qu'on lui attribue un nouveau coup politique.