France-Norvège, un grand classique en finale de l'Euro de handball

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Le handball est un sport qui se joue à sept contre sept et à la fin, c'est la Norvège qui gagne. Cette énième adaptation de la célèbre sentence du footballeur anglais Gary Lineker a longtemps circulé dans les couloirs de la Fédération française (FFHB). Aussi, à sa nomination en 1998, le sélectionneur Olivier Krumbholz a simplement calqué le modèle le plus performant, au palmarès inégalé (12 médailles d'or internationales).

L'une de ses premières ­demandes : l'achat du logiciel statistique norvégien Mastercoach. Sur le terrain, il bâtit une défense 0-6, "un copier-coller du système norvégien", se souvient Philippe Bana, vingt ans à la direction technique nationale avant son élection comme président de la FFHB le mois dernier. Pour sa première compétition, en 1999, il accompagne les filles jusqu'en finale du Mondial à Lillehammer (Norvège). Le patron égrène les souvenirs de ce premier "bras de fer", sous "les clameurs de 10.000 supporters", avec à la clé la défaite, cruelle, après deux prolongations (24-25). "Mais ce jour-là, rembobine-t‑il, on a cessé d'être rien."

Cet épisode épique, le premier d'une rivalité de vingt ans, est gravé dans les mémoires françaises. Pas seulement parce que la diffusion inédite sur France 2 de cette interminable partie avait éjecté Michel Drucker de la grille du dimanche soir et captivé 12 millions de téléspectateurs. Mais aussi parce que les sommets entre les deux équipes sont devenus des classiques, équivalents de la saga franco-croate chez les...


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