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En France, Nestlé reconnaît avoir réalisé des traitements illégaux sur ses eaux en bouteille

Nestlé Waters, numéro un de l'eau minérale dans le monde, a trompé les consommateurs pendant des années, selon une enquête de nos collègues de Radio France et du journal Le Monde. Les journalistes révèlent ce mardi 30 janvier que la multinationale suisse utilisait des traitements non conformes à la règlementation pour traiter ses eaux minérales.

L'enquête débute en 2020 par une alerte lancée à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes en France, suite au signalement d'un salarié d'une entreprise de production d'eau en bouteille. La répression des fraudes se penche alors sur les traitements que subiraient les eaux minérales - traitements interdits par la loi.

Lors de leurs recherches, les enquêteurs se rendent compte que la pratique serait courante. « Les travaux ont permis de révéler que près de 30% des désignations commerciales subissent des traitements non conformes », selon Le Monde et Radio France, qui évoquent les conclusions d'un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), remis au gouvernement en juillet 2020, et que le géant de l'eau minérale Nestlé y a recours pour toutes ses marques, sur ses deux sites de production d'eau en France, dans les Vosges, pour les marques Vittel, Contrex et Hépar, et dans le Gard, pour le Perrier.

Filtres illégaux

Radio France relate que Nestlé « fait subir à ses eaux minérales des traitements non conformes à la règlementation : injection de sulfate de fer et de CO2 industriels, microfiltration » au charbon actif ou aux ultra-violets. Ces filtres sont couramment utilisés pour traiter l’eau courante.

Nestlé se défend


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