France: la motion de censure, un coup d'épée dans l'eau pour la Nupes

L'Assemblée nationale a rejeté, lundi 11 juillet, la motion de censure du gouvernement d'Elisabeth Borne, déposée par la gauche. La Première ministre avait dénoncé par avance un « procès d'intention », là où la Nupes y voit une « clarification ». Seulement 146 députés ont voté pour. Un coup d'épée dans l'eau pour la Nupes, mais une petite victoire pour l'exécutif.

Il semblerait qu'Elisabeth Borne commence à y prendre goût : dans l’hémicycle, sous les applaudissements, elle ne lâche rien face aux députés de la Nupes qui demandent sa démission.

Prisca Thevenot, député Renaissance, témoigne : « Elisabeth Borne a répondu point par point. Mot pour mot. Maintenant, j'espère qu'enfin, on pourra travailler, car pendant qu'on parle de cette motion de censure, on retarde d'autant le travail parlementaire. »

La Nupes, accusée par la majorité d'obstruer les débats à l'Assemblée. Le Rassemblement national l'accuse même de conforter l'exécutif : « C'est l'inconvénient d'une opposition irréfléchie, c'est que parfois ça peut renforcer le pouvoir en place. C'est pour ça qu'on ne l'a pas fait ! Nous, au RN, autour de Marine le Pen, on est pour être une opposition résolue, mais intelligente », déclare Franck Allisio, député RN.

Face aux accusations de la majorité de ralentir le travail parlementaire, le député écologiste Julien Bayou membre de la Nupes, préfère s'en sortir par une pirouette : « Ça fait trois mois qu'on attend qu'ils agissent et vous voudriez nous faire croire que parce qu'on a 50 min de débat, on ralentit les travaux parlementaires ? »


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