France: une motion de censure contre le gouvernement, pour quoi faire?

AFP - BERTRAND GUAY

La semaine parlementaire débute ce lundi 11 juillet dans l'après-midi par l'examen de la motion de censure déposée mercredi dernier par la Nupes. Un débat qui va permettre à chaque force politique représentée à l'Assemblée nationale, où le gouvernement ne dispose que d'une majorité relative, d'afficher sa stratégie pour le quinquennat qui débute.

Elisabeth Borne n'avait pas encore prononcé sa déclaration de politique générale que la France insoumise (LFI) avait déjà affiché la couleur en déposant une motion de censure. Ce qui fait dire à Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, qu'il s'agit d'une motion de « posture » dont on regrette dans l'entourage d'Elisabeth Borne qu'elle aboutisse à « faire perdre du temps pour les Français, c'est dingue de jouer la carte du chaos ».

L'opposition frontale et radicale, c'est une stratégie assumée par le parti de Jean-Luc Mélenchon qui a obtenu, sur la motion de censure, le soutien de ses alliés de la Nupes, pas forcément tous convaincus au départ et a donc évité l'apparition des premières fissures dans l'alliance de gauche.

Cette motion de censure vise un objectif politique : s'afficher comme la vraie opposition par rapport aux Républicains et au Rassemblement national, qui ont choisi la stratégie de l'opposition dite « constructive » et ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne voteraient pas la censure avec LFI.

La motion n'a donc quasiment aucune chance d'être adoptée. Et Elisabeth Borne de devoir démissionner. La Première ministre aura un message prioritaire dans ce débat : « mettons-nous au boulot ».

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