France: Marine Le Pen en campagne sur les terres de Xavier Bertrand

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Marine le Pen, candidate à l'élection présidentielle de l'an prochain, est en visite dans les Hauts de France ce vendredi. Objectif, soutenir le candidat RN à l'élection régionale, Sébastien Chenu, qui rêve d'arracher la présidence de la région Xavier Bertrand. Mais l'enjeu n'est pas seulement régional.

Ancien ministre de François Fillon Nicolas Sarkozy, actuel président de la région Hauts de France, Xavier Bertrand est également candidat à l'élection présidentielle de 2022. Et même si Marine Le Pen déclare ne pas croire que « Xavier Bertrand puisse réunir autour de lui des voix suffisantes pour envisager d'accéder au second tour de la présidentielle », depuis que celui-ci a officiellement déclaré sa candidature à la présidentielle il y a deux semaines, elle saisit chaque occasion pour parler du président de la région Hauts-de-France.

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Avec un leitmotiv, renvoyer Xavier Bertrand au bilan de la droite. « II a quand même été ministre de gouvernements qui n'ont strictement rien fait, rien contre l'immigration, rien contre l'islamisme, rien d'efficace contre la délinquance -qui ne cesse de s'aggraver- contre l'insécurité... »

Et elle insiste, rappelant en creux les différents postes occupés par Xavier Bertrand, en charge de questions sociales : « J'aimerais bien mesdames et messieurs les journalistes que vous posiez la question à Xavier Bertrand, quand il dit qu'il veut la retraite à 65 ans, mais avec combien d'annuités? ».

La présidentielle en ligne de mire

Il n'est donc pas anodin que Marine Le Pen fasse son premier déplacement d'une campagne régionale suspendue à l'évolution du virus dans les Hauts de France ce vendredi. Si le candidat RN remportait son pari d'arracher la présidence de la région à Xavier Bertrand, ce serait une victoire pas seulement régionale car Xavier Bertrand l'a déjà annoncé : s'il perd la présidence de la région, s'en sera fini de la présidentielle. « C'est une question de légitimité », expliquait-il début avril chez nos confrères de France Info, car « si six ans après (l'élection à la tête de la région, NDLR) je n'ai pas la confiance » des électeurs des Hauts-de-France, « je ne peux pas aller solliciter la confiance de 67 millions de Français ».