France: une marche blanche rend hommage à Cédric Chouviat un an après sa mort

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Plusieurs centaines de personnes ont participé ce dimanche à une marche blanche pour rendre hommage à Cédric Chouviat. Ce chauffeur-livreur de 42 ans est mort suite à un contrôle policier il y a un an, jour pour jour. Il avait été plaqué au sol, son casque de scooter encore sur la tête.

Derrière une grande banderole, les proches du quadragénaire se serrent les uns contre les autres. « On est juste là pour faire voir que la famille Chouviat existe et qu’elle existera toujours tant que la justice n’aurait pas rendu des comptes », explique Christian, le père de Cédric Chouviat.

La famille réclame la suspension des quatre agents impliqués qui sont toujours en activité malgré la mise en examen de trois d'entre eux, mais aussi la modification du projet de loi Sécurité globale qui encadre la publication de vidéos montrant des forces de l'ordre. Une liberté qu'entend défendre sa famille et ses proches.

« On nous pose la question de savoir si c'est important de filmer et aujourd'hui, je veux insister sur ça. Oui, c'est important, parce que mon père aujourd'hui c'est sa seule voie, c'est son seul moyen de défense et ça on va le rappeler », assure Sofia, la fille de Cédric Chouviat.

« Sans images, le bruit des bottes »

Aux proches, se mêlent des anonymes comme Franck Lemosquer, un gilet jaune habitué des manifestations et des tensions avec la police. « J'aurais pu être Cédric Chouviat, moi aussi j'ai des enfants, moi aussi je travaille, c'est pour ça, cela m'a énormément ému », confie-t-il.

Nicolas Hass est lui de tous les rassemblements contre le projet de loi de Sécurité globale avec toujours le même panneau dans le dos : « Sans images, le bruit des bottes ». « Si demain on ne peut plus filmer les policiers, hé bien on n'aura plus que le son, leurs déclarations. Cette marche commémorative, je ne suis pas sûr qu'on la ferait si on n'avait eu que le témoignage des policiers », estime le manifestant.

La marche aura ainsi mené plusieurs centaines de personnes jusqu'au quai Branly, là où le chemin de Cédric Chouviat a croisé celui des quatre policiers le 3 janvier 2020.