La France de Macron, un vote par défaut

Libération.fr

D’après notre sondage «Libération»-Viavoice, 41 % des voix en faveur du candidat d’En marche ont été accordées sans réelle conviction, de quoi inquiéter pour les élections législatives.

Une campagne folle, un jeune premier en tête, la candidate d’extrême droite qualifiée pour la finale… Au lendemain du premier tour de cette élection hors norme, Libération revient sur quelques enseignements du vote de dimanche, et sur les enjeux du second tour (1).

Qui est l’électeur de Macron ?

Sans surprise, l’électeur macronien est bien - voire très bien - inséré professionnellement. Selon notre enquête, 35 % des cadres et professions intellectuelles supérieures ont voté en sa faveur. Il est même numéro 1 dans cette catégorie. Et s’il se défend pas si mal parmi les professions intermédiaires (23 % ont voté pour lui), il ne rassemble que 20 % des employés et seulement 15 % des ouvriers (alors que Le Pen capte 41 % de cet électorat et Jean-Luc Mélenchon 24 %). Partant de là, Macron attire davantage que tout autre candidat la frange de la population se considérant en «ascension sociale». La moitié des personnes dont la «situation dans la société s’améliore plutôt» ont ainsi voté pour le leader d’En marche, contre 15 % uniquement de ceux qui jugent qu’elle se «détériore» (et 37 % de ceux qui estiment qu’elle «reste globalement la même»). Dans le même filon, il séduit 45 % des «optimistes», mais seulement 10 % des «révoltés» (quand Le Pen attire à elle 9 % des optimistes et 40 % des révoltés). En découle, assez logiquement, un vote Macron «pro-mondialisation». L’homme a ainsi convaincu 37 % des électeurs qui pensent que la mondialisation économique est «une chance», contre 12 % de ceux qui considèrent qu’il s’agit d’«une menace».

Politiquement, et conformément au positionnement qu’il revendique, Macron brasse large. Même si son assise reste majoritairement à gauche. Ainsi, 45 % des électeurs de Hollande en 2012 ont voté pour lui au premier tour, mais aussi 46 % de ceux de Bayrou, et 17 % (...)

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