France: ménage au Rassemblement national avant les régionales

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À sept mois des élections départementales et régionales françaises, le Rassemblement national se met en ordre de bataille. La semaine dernière, 6 membres de la commission nationale d'investiture du parti de Marine Le Pen ont été évincés. Parmi eux, les députés européens Gilbert Collard et Nicolas Bay. Des départs qui font grincer des dents en interne.

Au Rassemblement national, certains n'hésitent pas à parler de « purge ». Au coeur de l'été, un quart des membres de la commission chargée de désigner les candidats du parti aux prochaines élections a été renouvelé.

Parmi les exclus, essentiellement des partisans de la ligne conservatrice et identitaire de Marion Maréchal, comme par exemple deux figures du RN : les eurodéputés Nicolas Bay et Gilbert Collard.

Très en colère, l'ancien avocat annonce dans un premier temps qu'il va démissionner du bureau national du parti avant de se radoucir. Entre-temps, Marine Le Pen a fait de lui son conseiller culturel en vue de la présidentielle. Nicolas Bay, pour sa part, a indiqué à RFI avoir « décidé de ne pas réagir pour le moment ».

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Du côté de Marine Le Pen, on se défend de toute reprise en main. C'est « grotesque », s'énerve Sébastien Chenu, le porte-parole du parti. « Nous allons devoir désigner environ 8 000 candidats. Nous avons donc besoin de gens disponibles, qui ont le temps de siéger à la commission d'investiture », explique encore le député. Jordan Bardella, lui aussi, est monté au créneau. Les lieutenants de Marine Le Pen cherchent à désamorcer la crise.