France: les lycéens dénoncent des mesures insuffisantes contre le Covid-19

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Environ 12 millions d'élèves ont repris les classes lundi en France après deux de semaines de vacances. Cette rentrée s'est faite en plein deuxième reconfinement du pays. Pour les lycéens, le protocole sanitaire renforcé mis en place dans leurs établissements est insuffisant. Plusieurs lycées ont même été bloqués par des élèves.

« Je ne suis vraiment pas satisfait. En fait, le truc qui change, c’est qu’on a les masques. Mais après il n’y a rien qui change ». Comme cet élève en classe de seconde, les lycéens ne se sentent pas suffisamment protégés contre le Covid-19 au lycée François Villon dans le 14e arrondissement de Paris.

« On est tous collés »

Pour eux, le protocole sanitaire qui est mis en place dans les établissements scolaires et qui impose le port du masque n'est pas efficace. « Ils disent qu’il y a le confinement, mais tout le monde est dehors. Tout le monde est là, c’est pas normal ! Je comprends pas ce qu’on fait ici », continue le lycéen.

Une de ses camarades renchérit : « Ils disent qu’ils vont changer les choses. Mais franchement, il y a rien qui a changé ! On est tous collés et le virus est toujours là. Ils s’en rendent pas compte en fait. »

« Macron, il devrait nous reconfiner parce que là c’est pas bien, ce qu’il fait. C’est mieux qu'on soit confinés comme ça il y aura pas de troisième vague », insiste un autre.

Pour cette lycéenne, la distanciation sociale imposée par le protocole renforcé ne peut pas être respectée si tous les élèves sont présents : « Ils pourraient faire l’école un semaine sur deux ou un jour sur deux. Parce que dans la cantine, tout le monde se touche, ça nous protège pas du tout. On se sent pas protégés. »

Faute de pouvoir assurer la distanciation sociale, plusieurs établissements ont dû fermer leurs cantines scolaires. Les syndicats d'enseignants réclament la réduction des effectifs des élèves et des moyens pour limiter le brassage au sein des établissements.

Pour le Dr. Djilalli Annane, chef du service réanimation à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches, le protocole mis en place dans les lycées n'est en tout cas pas suffisant :

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