France: l'opposition agacée par le report des législatives partielles

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Alors que la situation sanitaire continue de se dégrader en Île-de-France et dans les Hauts-de-France, le gouvernement a décidé après de longues hésitations de reporter les élections législatives partielles qui devaient se tenir début avril dans les deux régions. Un choix qui agace l'opposition, inquiète également du sort des élections régionales de juin

C'est dans les médias que Danielle Simonnet a appris le report de la législative partielle de Paris. Une demi-surprise pour la candidate de La France insoumise (LFI) car la rumeur courait depuis une semaine, mais la désorganisation affichée l'insupporte.

« Nous avons appris après une interview d'Anne Hidalgo sur RTL que les élections ont été reportées, explique-t-elle.On a appelé à ce moment-là la préfecture et on a découvert que la directrice du service des élections de la préfecture n'était même pas informée. C'est nous qui l'avons informée. Donc on voit vraiment un cafouillage énorme. »

Amateurisme

De l'amateurisme, renchérit-on à l'état-major du Parti socialiste (PS). Dans les rangs des Républicains (LR), un député va jusqu'à évoquer « la mort de la démocratie ». Pour Faustine Maliar, candidate LR du scrutin reporté dans le Pas-de-Calais, ce sont surtout les élections régionales qui sont menacées. « Je crains que le report de cette élection législative partielle ne fasse office de jurisprudence pour permettre au gouvernement de motiver sa volonté de reporter les élections départementales et régionales, dit-elle. L'Allemagne a organisé des élections régionales récemment, des législatives ont eu lieu au Luxembourg. La crise sanitaire ne peut mettre sous couvert indéfiniment la démocratie qui doit reprendre ses droits désormais. »

Mais le gouvernement l'a déjà annoncé, sa décision concernant les régionales dépendra du rapport sur la situation sanitaire que le Conseil scientifique doit rendre ce dimanche.