France: la loi controversée sur la «sécurité globale» devant l'Assemblée nationale

·2 min de lecture

La proposition de loi dite « sécurité globale », portée par des députés de la majorité La République en marche (LaRem), est en débat ce mardi 17 novembre devant l'Assemblée nationale. Ce texte devrait renforcer la protection des policiers et des gendarmes sur le terrain.

L'article 24 de ce texte sera sans nul doute au coeur de ces débats. Il prévoit d'interdire sur les réseaux sociaux la diffusion de vidéos montrant les forces de l'ordre en pleine intervention sur la voie publique.

L'objectif pour le ministre de l'Intérieur est de limiter la diffusion malvaillante de l'image des policiers pour les protéger. Gérard Darmanin souhaite aller plus loin en intégrant au texte le floutage des visages des forces de l'ordre.

Mais les professionnels de l'image et les journalistes sont vent debout contre cette mesure, ils craignent que la règle du floutage ne conduise finalement à la censure de toutes les images montrant les abus policiers.

Plusieurs associations, comme la Ligue des droits de l'homme invoquent le droit d'informer et d'être informé. Pour elles, la police doit agir sous la surveillance des citoyens, devant les téléphones portables et les caméras.

À lire aussi : Des policiers accusés de violences contre les «gilets jaunes» décorés

Ce texte qui se veut protecteur prévoit également de limiter la réduction des peines pour les personnes coupables d'infractions sur les forces de sécurité intérieure mais aussi sur les pompiers et les élus.

Filmer avec des drones

Ce texte devrait donc renforcer la protection des policiers et des gendarmes sur le terrain avec notamment une disposition visant à renforcer l'utilisation de drones pour filmer lors des manifestations. Jean-Marie Burguburu, président de la CNCDH, met en garde contre l'usage de drones.

Un texte de loi salué par les policiers

De leur côté les policiers estiment cette mesure nécessaire pour assurer leur sécurité.

Les forces de l'ordre l'avaient appelé de leurs voeux suite notamment au drame de Magnanville (dans les Yvelines) où un couple de policiers avait été assassiné à son domicile.