France : l'obligation vaccinale pour les soignants est entrée en vigueur mercredi

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En France, le vaccin contre le Covid-19 est devenu obligatoire ce mercredi pour le personnel soignant. Les professionnels de santé doivent en effet avoir reçu au moins une dose pour pouvoir continuer à exercer. Cette mesure concerne 2,7 millions de personnes.

Si la majorité des soignants français a joué le jeu, une minorité y reste fortement opposée. Ce mercredi, près de 300 professionnels de santé ont manifesté devant l'Agence régionale de Santé, à Montpellier.

Neuf soignants sur dix vaccinés

À l'autre bout de la France, la polyclinique Vauban de Valenciennes fait, quant, à elle figure de bon élève, avec 100% de soignants ayant reçu leur injection.

"Pour certaines personnes, ça a été beaucoup plus difficile, mais la discussion a fait que ça a été très positif" souligne le Dr Virginie Brabant, responsable des urgences.

Le gouvernement français se satisfait de l'obligation vaccinale, qui a "porté ses fruits" selon le porte-parole Gabriel Attal. "Nous sommes passés de 64% de soignants vaccinés début juillet à plus de neuf sur dix aujourd'hui" a-t-il indiqué lors du point-presse suivant le conseil des ministres de ce mercredi.

Et de rappeler que "les soignants qui n'ont reçu aucune dose de vaccin pourront être suspendus par leur direction. Ceux qui n'ont reçu qu'une dose bénéficieront d'une période de tolérance jusqu'au 15 octobre, le temps de recevoir leur deuxième dose".

Le syndicat FO demande un délai

Les ambulanciers, les pompiers et les soignants libéraux sont également concernés. 300 000 personnes doivent encore recevoir leur dose pour pouvoir exercer, faute de quoi, certains établissements pourraient manquer de personnel.

La CGT, l'un des principaux syndicats, qui a appelé à manifester mardi contre l'obligation vaccinale, a mis en garde contre une "catastrophe sanitaire" si les personnels réfractaires ne peuvent plus exercer.

FO-Santé a pour sa part réclamé au gouvernement "un délai supplémentaire" afin de désamorcer "des situations ingérables" dans certains hôpitaux, où "des fermetures de services et de lits sont envisagées" en raison du nombre insuffisant d'agents vaccinés.

Même le numéro un du syndicat réformiste CFDT, Laurent Berger, a demandé jeudi d'"éviter au maximum que des gens soient sanctionnés".

Mais l'exécutif reste ferme. "Nous ne reculerons pas", a prévenu le Premier ministre, Jean Castex, fin août, tandis que le ministre de la Santé Olivier Véran a promis des "contrôles systématiques".

L'administration est au diapason : "Nous ne tremblerons pas s'il y a des suspensions à prononcer", affirme la directrice de l'agence régionale de santé (ARS) de la région parisienne, Amélie Verdier.

"On espère que ceux qui hésitent encore seront convaincus par la fermeté affichée", ajoute-t-elle.

Un nombre croissant de pays, comme la Grèce, l'Italie, la Hongrie, l'Australie, le Canada, la Gambie, le Zimbabwe... impose la vaccination contre le Covid-19 à certaines catégories professionnelles dans la santé, le tourisme ou l'administration.

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