France: l'affaire du syndicat «Avenir lycéen» fragilise le ministre Jean-Michel Blanquer

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Un syndicat lycéen à la botte du ministre ? Les révélations sur le syndicat Avenir lycéen suscitent un tollé au sein des syndicats étudiants, qui dénoncent l’organisation d’une « propagande d’État ». Des révélations du journal « Libération », qui fragilisent le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, un proche du président Emmanuel Macron.

Le syndicat Avenir Lycéen, créé il y a deux ans est en fait, selon le journal Libération, « piloté » par le ministère de l’Éducation nationale pour servir ses intérêts, et notamment pour« contrecarrer la mobilisation lycéenne » contre la réforme du baccaulauréat.

S’attaquer à Jean-Michel Blanquer, c’est toucher par ricochet le président Emmanuel Macron. Il est en effet l’un des ministres préférés du président et l’un des poids lourd du gouvernement. Jean-Michel Blanquer est ministre de l’Éducation depuis le début du quinquennat, et il est au cœur de la gestion de la crise sanitaire.

C’est la raison pour laquelle une partie de la gauche ne rate pas l’occasion : plusieurs députés proposent la création d’une commission d’enquête « sur l'activité du syndicat Avenir Lycéen, et sur ses liens avec le pouvoir exécutif ». Une proposition soutenue par le groupe de La France Insoumise, mais aussi par des élus communistes et socialistes.

Pour l’instant, pas de réaction au sein de la Macronie... Mais ces révélations n’arrangent pas les choses pour un ministre ambitieux, qui avait raté de peu une promotion au ministère de l’Intérieur lors du dernier remaniement de juillet. Jean-Michel Blanquer est aussi très impliqué au sein de La République en Marche. Le parti présidentiel envisage d'ailleurs d’en faire sa tête de liste pour les prochaines élections régionales en Ile-de-France.