France: l’armée de l’air lance Aster X pour protéger ses satellites

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C'est une première en France et même en Europe: l'armée de l'air et de l'espace mène à partir de ce vendredi 12 mars son premier exercice militaire spatial afin d'évaluer ses capacités de protection de ses satellites dans un espace de plus en plus militarisé. Le chef de l'État Emmanuel Macron et la ministre des Armées Florence Parly étaient ce vendredi à Toulouse, siège du commandement de l'Espace pour donner le coup d'envoi de cet exercice nommé Aster X.

Aster X, une référence au nom du premier satellite français lancé en 1965, mais un clin d'œil également au petit guerrier gaulois de la bande dessinée. Aujourd’hui, l'espace est bien devenu le théâtre de confrontations entre puissances. Pour l'armée de l'air et de l'espace, cet exercice constitue un stress test de ses systèmes. Depuis le commandement installé à Toulouse, 500 personnels sont engagés aux côté de leurs homologues américains et allemands. Le scénario, entièrement simulé, part d'une crise qui déboucherait sur des menaces contre les moyens spatiaux tricolores. Avec par exemple l'approche inamicale d'un satellite stratégique français.

La menace de plus en plus réelle

Une hypothèse loin d'être farfelue, en 2017 déjà le satellite espion russe Louch-Olympe avait ainsi tenté de s'approcher du satellite militaire franco-italien Athena Fidus. L'an dernier encore, Washington a accusé Moscou d'avoir conduit un test depuis l'espace, d'une arme antisatellite.

Satellite espion, satellite tueur, la menace est de plus en plus réelle, alors pour muscler sa posture spatiale, la France a établi il y a deux ans une stratégie de défense doté d'un budget de 5 milliards d'euros. Et d'ici la fin de la décennie, l'armée de l'air et de l'espace compte se doter de satellites patrouilleurs munis de caméras et de puissants lasers. Leur mission: tenir à distance les engins spéciaux agressifs.