Affaire Bashir Biazar : un bras de fer entre la France et l'Iran

 Bashir Biazar est considéré par la France comme un agent d'influence iranien en relation avec l'unité 840 de la force Al Qods, la branche extérieure des gardiens de la Révolution.    - Credit:DR
Bashir Biazar est considéré par la France comme un agent d'influence iranien en relation avec l'unité 840 de la force Al Qods, la branche extérieure des gardiens de la Révolution. - Credit:DR

L'affaire Bashir Biazar prend une tournure politique. La détention administrative de 48 heures de ce ressortissant iranien de 41 ans, considéré par la France comme un « agent d'influence en lien avec les services de renseignements de la République islamique d'Iran », a été prolongée de 28 jours. Visé depuis le 22 mai par un arrêté d'expulsion du territoire français au titre des graves menaces qu'il ferait peser contre « l'ordre public et les intérêts fondamentaux de l'État », cet ancien cadre de l'organisation publique de radiotélévision iranienne, vivant en France depuis deux ans aux côtés de sa femme et de ses deux enfants avec un visa longue durée, mobilise l'ensemble de l'appareil d'État iranien qui réclame activement sa libération.

À LIRE AUSSI EXCLUSIF. Bashir Biazar : l'affaire explosive qui envenime les relations entre la France et l'Iran « La décision du tribunal français d'expulser Bashir Biazar sous 28 jours est illégale et viole les droits de l'homme », a dénoncé, lundi 17 juin, sur X (anciennement Twitter) Kazem Gharibabadi, chef adjoint du pouvoir judiciaire iranien chargé des affaires internationales, également secrétaire général du Haut Conseil d'Iran pour les droits de l'homme. « En sachant qu'un billet retour a été préparé et qu'il n'existe aucun obstacle légal à une sortie (du territoire français), pourquoi la France continue-t-elle à détenir arbitrairement ce citoyen iranien ? Nous condamnons fermement cette pratique et continuons à dépl [...] Lire la suite