«La France insoumise a toujours dit que la violence faisait du mal au mouvement»

Libération.fr

Cette semaine, plusieurs membres du gouvernement ont accusé Jean-Luc Mélenchon de soutenir la violence des gilets jaunes. Des «mensonges» selon lui.

Le message est passé : tout au long de la semaine, plusieurs visages du gouvernement ont défilé dans les médias. Entre deux analyses, ils accusent Mélenchon de soutenir les violences au cœur des différentes actions des gilets jaunes. Julien Denormandie sur France Info : «Mélenchon a été sénateur, député européen, ministre, député : il a vécu de la République. Aujourd’hui, il insulte les juges, appelle à soutenir ceux qui cassent les policiers, ne souhaite pas l’ordre républicain. C’est une trahison républicaine.» Aux yeux du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le chef des insoumis a tout simplement «quitté le champ républicain». Il place Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sur le même banc. Des mots très lourds.

«Furieux». L’offensive du gouvernement n’est pas anodine. La France insoumise s’est émue du placement en détention provisoire du boxeur accusé d’avoir frappé deux gendarmes, le 5 janvier à Paris. Il reproche également au mouvement de ne pas condamner fermement les violences. Et de ne pas soutenir les élus de La République en marche victimes d’insultes, menaces et dégradations de leur permanence, voire pire, de leur domicile (lire page 4). Face aux accusations, LFI s’arrache les cheveux, multiplie les communiqués. Des «mensonges», des «mauvais coups» selon Jean-Luc Mélenchon. Contacté par Libération, un député de La France insoumise se dit «furieux» contre la majorité avant de détailler : «Nous avons toujours dénoncé la violence dans les cortèges et nous avons nous-mêmes déjà étés intimidés et Jean-Luc a déjà été menacé de mort !»

Lors des précédents mouvements sociaux, notamment lors de l’opposition à la loi travail et la réforme de la SNCF, LFI avait été plus ferme contre les violences. Des condamnations pas très bien perçues au sein d’une partie de la gauche radicale. Résultat : en septembre 2017, (...)

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