Comment La France insoumise rejette les formes traditionnelles partisanes pour devenir un « parti mouvement »

© FRANCOIS GREUEZ/SIPA

« Je souhaite être remplacé » : les mots sont ceux de Jean-Luc Mélenchon , lors d’un entretien avec Reporterre, au cours duquel le fondateur de La France insoumise aborde la question sensible de sa succession. Le sujet s’est parfois immiscé dans les conversations pendant l’université d’été – les Amfis – de la France insoumise édition 2022, qui a donné lieu aux traditionnelles discussions sur les « refondations » à engager.

Dans le sillage du résultat de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle (21,95 % des voix au premier tour) et des scores de la Nupes aux élections législatives, les débats ont beaucoup tourné autour de l’électorat cible de la France insoumise et des moyens à mettre en œuvre pour conquérir « ceux qui manquent », convaincre les « fâchés mais pas fachos » et partir à l’assaut des campagnes populaires, comme le martèle le député de la Somme François Ruffin.

Lire aussi - Pourquoi l’alliance de la Nupes bute déjà sur les élections européennes

D’autres enjeux, moins médiatisés, se jouent en interne concernant la structuration organisationnelle du parti, comme en témoignent l’intervention très remarquée de Clémentine Autain sur son blog personnel ou la récente contribution du sociologue Étienne Pénissat. Tous deux soulignent la nécessité de dépasser la forme originelle « gazeuse » du mouvement pour adapter son organisation à la séquence politique à venir.

Un cœur battant au Palais Bourbon

La France insoumise a tiré profit de la nouvelle donne parlementaire. A...


Lire la suite sur LeJDD