La France insoumise refuse toute alliance avec le PS pour les élections législatives

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Jean-Luc Mélenchon et Mathilde Panot à l'Assemblée nationale en janvier 2022 - Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Jean-Luc Mélenchon et Mathilde Panot à l'Assemblée nationale en janvier 2022 - Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure s'est dit prêt samedi à engager un dialogue avec Jean-Luc Mélenchon pour les législatives, mais la chef des députés LFI Mathilde Panot a répondu qu'il n'y aurait pas de discussions avec le PS et que ce refus était "définitif".

Alors que les Insoumis ont proposé vendredi aux écologistes et aux communistes de former une coalition pour les législatives des 12 et 19 juin, mais en excluant le Parti socialiste, Olivier Faure assure que "(sa) main est tendue", dans un entretien au journal Libération.

"Je suis prêt à engager un dialogue à la condition que ce ne soit pas la mise en scène d'un poker menteur", explique le Premier secrétaire qui, au soir du premier tour, avait appelé à "un pacte pour la justice sociale et écologique".

Il pose quelques principes pour un accord: "D'abord, viser des candidats uniques partout où la menace de l'extrême droite existe. Ensuite, éviter les duels fratricides chaque fois qu'il y a un sortant de gauche ou écologiste". "Enfin, s'accorder le plus souvent possible sur le ou la candidate qui a le plus de chances de l'emporter face aux droites, en prenant en compte les résultats des derniers scrutins, de la dynamique propre à la présidentielle et des implantations territoriales", poursuit-il.

"On ne demande pas un exercice de flagellation publique"

La présidente du groupe des députés La France insoumise Mathilde Panot a répondu dans le JDD, qu'il n'y aurait "pas de discussions" de son parti avec le PS, "et ce refus est définitif".

"Le PS a été très clair", argumente-t-elle. La candidate PS "Anne Hidalgo ne voulait rien construire avec nous. Nous avons pris acte de ses attaques et de son refus à tirer un bilan lucide du quinquennat de François Hollande".

Elle précise aussi que les candidats écologiste Yannick Jadot et communiste Fabien Roussel "doivent rendre des comptes à propos de leurs nombreuses attaques envers Mélenchon, c'est un préalable". "On ne demande pas un exercice de flagellation publique", explique-t-elle. "Mais ils nous doivent des explications. Hier pour Jadot, nous étions les amis de Poutine. Aujourd'hui, cela ne semble pas empêcher son parti de vouloir discuter avec nous".

Article original publié sur BFMTV.com

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