La France insoumise à la recherche du vote utile de gauche

Geoffroy Clavel
Jean-luc Mélenchon Manon Aubry

POLITIQUE - Si même le ciel s’en mêle... Face à des sondages peu rassurants à une semaine du scrutin européen et pour conjurer le spectre d’une abstention plombante pour ses électeurs, découragés par les déboires accumulés ces derniers mois, la liste France insoumise menée par Manon Aubry entendait jeter ses dernières forces dans la bataille ce dimanche 19 mai à Paris, place Stalingrad, avec un “Festival de l’Insoumission”.

Stands militants, discours, projection du film pro-gilets jaunes de François Ruffin “J’veux du soleil” dans sa version “rond-point”, concert du groupe insoumis mené par le député Adrien Quatennens... Cette “Mélenchon pride”, avec le député des Bouches-du-Rhône en guest-star, visait à secouer les électeurs au moment où ceux-ci prêtent enfin un peu d’attention à la campagne qui s’achève.

Las, l’équipe organisatrice a été contrainte de tout annuler à la dernière minute samedi soir, pour cause de gros orage. En lieu et place, Manon Aubry et Jean-Luc Mélenchon tiendront un point presse retransmis en direct à 14h30 au siège.

 

Retrouver l’élan de la présidentielle

Stalingrad n’avait pas été choisi au hasard. C’est là même que le candidat Mélenchon, parti en solo début 2016 à l’assaut des suffrages des électeurs, avait relancé sa campagne présidentielle, au nez et à la barbe de ses détracteurs qui le disaient isolé. Résultat des courses: une quatrième place décevante mais inédite pour l’ancien socialiste, qui avait détrôné le PS représenté alors par Benoît Hamon.

C’est cet élan que doit retrouver la France Insoumise, dont la liste plafonne à 10% d’intentions de vote et qui voit sa “centralité” à gauche contestée par la liste...

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