La France et la Grande-Bretagne affrontent des records de température

La vague de chaleur qui s'abat sur l'Europe occidentale pourrait faire tomber plusieurs records de température, lundi, en France et en Grande-Bretagne. La situation est particulièrement critique sur la façade ouest, où Météo-France prévoit "une apocalypse de chaleur". Dans le même temps, les pompiers continuent de lutter contre de violents incendies dans plusieurs pays européens.

La chaleur doit s'accentuer en France lundi 18 juillet, point culminant d'un épisode caniculaire qui touche l'Europe occidentale, provoquant de nombreux feux de forêts et risquant de faire tomber des records de température jusqu'en Grande-Bretagne.

Cette vague de chaleur est la deuxième en à peine un mois en Europe. La multiplication de ces phénomènes est une conséquence directe du réchauffement climatique selon les scientifiques, les émissions de gaz à effet de serre augmentant à la fois leur intensité, leur durée et leur fréquence.

Lundi pourrait être l'une des plus chaudes jamais enregistrées en France : les températures maximales seront partout supérieures à 30°C, et comprises entre 38°C et 40°C dans une bonne partie du pays.

"La chaleur prend de l'ampleur, la canicule s'étend sur le pays", prévient l'institut Météo-France, qui s'attend à voir de nombreux records de températures battus, notamment dans l'Ouest et le Sud-Ouest. "Dans certaines zones du Sud-Ouest, ce sera une apocalypse de chaleur" qui pourrait atteindre 44°C par endroits, suivie d'une "nuit torride".

Le pic de cette 45e vague de chaleur recensée en France depuis 1947 est attendu sur la façade atlantique, notamment dans une Bretagne jusqu'ici protégée par les entrées océaniques. Un record de température a notamment été battu à Brest à la mi-journée avec 35,8°C enregistré. Corollaire de cette vague de chaleur, des pics de pollution de l'air pourraient apparaître.

Alerte "rouge" en Angleterre

Pour la première fois, l'Agence de sécurité sanitaire britannique a émis une alerte de niveau 4, le plus élevé, correspondant à une urgence nationale, mettant en garde contre les risques que la chaleur fait peser même sur les personnes jeunes et/ou en bonne santé.

"Plus chaud que le Sahara", titre lundi le tabloïd The Sun. L'alerte rouge "chaleur extrême" du prévisionniste britannique correspond à "un risque pour la vie".

Les températures les plus chaudes sont attendues pour mardi et pourraient dépasser le seuil des 40°C, une première dans le pays. Le record britannique remonte au 25 juillet 2019, avec 38,7 degrés relevés à Cambridge, dans l'est de l'Angleterre. Les écoles de certains comtés resteront fermées, tandis que d'importantes perturbations sont attendues dans les transports.

Plusieurs compagnies ferroviaires ont appelé la population à ne pas voyager lundi et mardi, le réseau ferré britannique n'étant pas conçu pour de telles chaleurs. Le gouvernement britannique a été accusé dimanche de négliger cette situation, après que le Premier ministre démissionnaire Boris Johnson a raté une réunion de crise sur le sujet à Downing Street.

"Le changement climatique tue des personnes"

L'Espagne est elle en proie à une suffocante vague de chaleur depuis plus d'une semaine qui a provoqué de nombreux incendies ayant ravagé des dizaines de milliers d'hectares à travers le pays.

Lundi, la quasi-totalité de l'Espagne restait en alerte "risque extrême" d'incendie, le niveau le plus haut. Le pays, qui étouffe depuis le 10 juillet avec des maximales dépassant nettement les 40°C et redescendant peu la nuit, devrait connaître un très court répit en ce début de semaine. "Le changement climatique tue des personnes (...) mais aussi notre écosystème, notre biodiversité", a réagi le président du gouvernement Pedro Sanchez lundi.

Après avoir battu son record de température pour un mois de juillet jeudi, avec 47°C relevés dans le nord du pays, le Portugal devrait de son côté connaître lundi une journée bien plus fraîche, mettant un terme à un épisode caniculaire de plus d'une semaine.

Des milliers d'hectares de forêts brûlés

En France, au Portugal, en Espagne et en Grèce, des milliers d'hectares de forêts ont été brûlés, et nombre d'habitants et de touristes ont dû fuir leurs résidences.

La situation est critique dans le sud-ouest de la France. Dimanche soir, le brasier qui a dévoré en six jours 13 000 hectares de végétation dans la région de Bordeaux a regagné du terrain à la faveur de vents tourbillonnants, entraînant de nouvelles évacuations.

Dans le centre et le nord du Portugal, quelque 800 pompiers luttaient encore lundi matin contre quatre incendies. En Espagne, les incendies qui font rage ont provoqué la mort d'un berger dans le nord-ouest du pays, ont annoncé lundi les autorités locales, un deuxième décès après celui d'un pompier dimanche dans la même zone.

Aux Pays-Bas, l'Institut pour la Santé publique et l'Environnement (RIVM) a annoncé dimanche un "Plan National Chaleur" et une alerte à la pollution en vigueur à partir de lundi sur l'ensemble du pays, prévoyant une hausse des températures dans les prochains jours, jusque 35 degrés lundi dans le sud et jusqu'à 38°C à certains endroits mardi.

Avec AFP

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles