France: le gouvernement subit un premier revers au Parlement sur le projet de loi sanitaire

Séance chaotique, texte tronqué. Le gouvernement a subi un premier revers à l'Assemblée dans la nuit de mardi 12 à mercredi 13 juillet sur le projet de loi sanitaire, adopté amputé d'un article clé sur le possible retour d'un passe sanitaire pour les entrées dans l'Hexagone. C'est la première illustration de l'absence de majorité absolue du camp présidentiel à l'Assemblée nationale.

« L'heure est grave », a estimé la Première ministre Elisabeth Borne dans la nuit. « En s'alliant pour voter contre les mesures de protection des Français face au Covid LFI, les LR et le RN empêchent tout contrôle aux frontières face au virus », a-t-elle dénoncé dans la nuit sur Twitter. « Passée l'incrédulité sur ce vote, je me battrai pour que l'esprit de responsabilité l'emporte au Sénat », a-t-elle ajouté.

Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, a exprimé son mécontentement.

« Si elle veut compter sur le Sénat, elle doit aussi recevoir les présidents de groupe du Sénat. Pour l'instant, elle les a ignorés », lui a répondu mercredi matin sur France 2 le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau.

« Le Parlement a fait son boulot, l'opposition a fait son travail », a réagi sur France Info le député RN Sébastien Chenu, se réjouissant que le texte ait été « désossé ».

Le projet de loi entérine l'expiration au 1er août du cadre « exorbitant du droit commun » de l'état d'urgence sanitaire et du régime de gestion de la crise mis en place fin mai 2021.

Deux autres articles restants, sur les modalités d'un suivi parlementaire, ont été fusionnés en un seul.

(Avec AFP)


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