France: Gérald Darmanin recule sur l'article 24 de la proposition de loi sur la sécurité

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Gérald Darmanin se dit prêt à réécrire l'article polémique 24 de la proposition de loi sur la sécurité qui encadre la diffusion d'images de policiers. Plusieurs rédactions, des partis politiques mais aussi des élus du camp macroniste y voient une atteinte à la liberté de la presse. L’exécutif a demandé au ministre de l'Intérieur de revoir sa copie,

Jean Castex a sifflé la fin de la récréation. Le Premier ministre a demandé à Gérald Darmanin de revoir sa copie sur l’article 24. Un texte « trop clivant », résume Matignon.

Résultat, Gérald Darmanin a cédé. Il a proposé ce jeudi soir un amendement garantissant la liberté de la presse. Un cliché ou une vidéo pourraient être jugés condamnables si « manifestement » - le mot a été ajouté -, le « but » est de « porte[r] atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’un policier ».

La pression sur le ministre de l’Intérieur était montée d’un cran cette semaine. Une manifestation à l’appel de journalistes mardi a dégénéré en affrontements avec la police. Et au sein de la majorité, plusieurs cadres du Modem et d’En Marche ne cachaient plus leur malaise. Christophe Castaner, le patron des députés marcheurs, et prédécesseur de Gérald Darmanin place Beauvau a relayé ces inquiétudes au sommet de l’État.

Pour Jean Castex, ce recadrage est l’occasion d’affirmer son autorité sur un gouvernement où les poids lourds parlent souvent plus forts que lui. « Arbitrer, c’est son rôle. Si on se rend compte aujourd’hui qu’il a de l’autorité, tant mieux ! », assène un conseiller du Premier ministre.

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