France: Gérald Darmanin notifie à Génération identitaire sa prochaine dissolution

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Le ministre français de l'Intérieur a notifié à l'organisation Génération identitaire sa dissolution prochaine, réclamée de longue date par plusieurs associations et partis politiques. Rappel des faits.

C'est au col du Portillon dans les Pyrénées que ces militants d'extrême-droite, avaient déployé, le 19 janvier 2021, leur banderoles avec des inscriptions anti immigration, utilisant même des drones de surveillance pour empêcher les migrants de franchir la frontière avec l'Espagne. Cette action, très largement médiatisée, n'est pas la première. Et les actions en justice non plus. En 2018, l'opération est menée à la frontière franco-italienne avec ce message très clair : « Frontière fermée. Vous ne ferez pas de l’Europe votre maison. Hors de question. Rentrez chez vous. »

Coups d'éclat

Et en décembre 2020, la Cour d'appel de Grenoble a rendu sa décision en abandonnant les poursuites à l'encontre de trois membres de Génération identitaire pour des opérations anti-migrants menées dans les Alpes française à la frontière franco-italienne. Car, depuis sa création - il y a neuf ans - ce mouvement néofasciste et islamophobe multiplie les coups d'éclat.

Il s'est fait notamment connaître en occupant - fin 2012 - le chantier de la grande mosquée de Poitiers avec des banderoles hostiles à l’immigration et à l’islam. Suite à cette action, cette organisation politique proche du Rassemblement national était déjà dans le collimateur du gouvernement, qui avait étudié la possibilité de sa dissolution.

Au nom de la liberté d’expression

En février 2021, Gérald Darmanin enclenche le processus de la dissolution de Génération identitaire deux jours après son débat télévisé face à Marine Le Pen. Un débat qui a suscité l’émoi d’une partie des macronistes pour qui le ministre de l'Intérieur n’a pas suffisamment marqué sa différence avec la dirigeante d’extrême-droite. Hasard du calendrier ou pas, M. Darmanin donne des gages à son camp en s’en prenant à une association qui est défendue par Marine Le Pen au nom de la liberté d’expression.

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