France: le fusion TF1-M6, un projet qui divise

Le projet de fusion des groupes de média TF1 et M6 est passé au crible par l'Autorité de la concurrence. Le collège de l'Autorité auditionne en effet les parties prenantes ces 5 et 6 septembre. Pour pouvoir célébrer leur union comme elles le souhaitent en début d'année prochaine, les deux chaînes télévisuelles doivent en effet convaincre l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel français, et l'Autorité de la concurrence.

L'affaire n'est pas très bien engagée pour TF1 et M6. Les services d'instruction de l'Autorité de la concurrence ont rendu un avis défavorable. Pour autant, rien n'est encore perdu pour les chaînes privées historiques. Le collège de l'Autorité, devant qui les auditions vont se dérouler, n'est pas tenu de suivre cet avis quand il rendra sa décision finale, attendue pour le mois prochain.

In fine, le gouvernement pourrait également passer outre ce refus s'il justifie de motifs d'intérêt général.

Craintes sur les prix de la publicité

Ce projet divise. Les annonceurs, par exemple, sont vent debout contre ce mariage. L'Union des marques, qui les représente, craint que le rapprochement de TF1 et M6 limite la concurrence sur le marché de la publicité, avec à la clef le risque d'augmentation des prix.

Il faut dire que les deux groupes représentent ensemble 75% des parts de marché de la publicité télévisuelle.

Le prix de la publicité inquiète aussi Xavier Niel, le patron de Free. Opposant farouche à cette opération, il a même lancé, en vain, plusieurs recours devant le Conseil d'État. Et ce n'est pas seulement la partie promotionnelle qui le préoccupe, Xavier Niel craint de ne pas pouvoir lutter contre ce nouveau géant dans les négociations pour distribuer les chaînes sur les box télécoms.


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