France : faire opposition ou rejoindre Macron, les LR à l'heure du choix

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L'élection d'Emmanuel Macron sonne l'heure des choix pour la droite traditionnelle. Le parti Les Républicains a enregistré en 2022 sa troisième défaite consécutive à la présidentielle, cette fois-ci avec moins de 5% des voix... Et l'horizon est tout aussi sombre pour les législatives de juin prochain lors desquelles les députés LR remettront en jeu leurs sièges et leur position de premier groupe d'opposition à l'assemblée. Ce mardi le parti réunit son conseil stratégique, alors que certains élus sont tentés de s'arrimer à la majorité d'Emmanuel Macron.

Ils seraient plusieurs dizaines de députés LR à réfléchir à rejoindre Emmanuel Macron. Mais combien franchiront le pas ? Jusqu'à présent, ce sont surtout des présidents de région et des maires qui défendent publiquement cette issue de secours pour la droite.

C’est notamment le cas de Franck Louvrier, maire de La Baule, dans l'ouest du pays. « Regardez, le président du groupe LR semble porter cette option. Donc ce n’est pas uniquement quelques députés isolés. Ce qui compte, c’est d’être d’accord sur les projets qu’on est prêts à porter ensemble, je pense notamment à la réforme des retraites. À un moment donné, qu’est-ce qu’on veut faire pour le pays ? Est-ce qu’on veut rester sur le banc de touche ou est-ce qu’on veut agir ? »

La ligne officielle, votée par le parti, c'est qu'il n'est fongible ni dans le macronisme, ni dans le lepenisme. Une ligne majoritaire, affirme le député Pierre-Henri Dumont.

« C’est une très grande majorité du groupe LR, après on ne peut pas empêcher les uns et les autres d’avoir des ambitions personnelles. Mais ceux qui ont des ambitions personnelles, dans ce cas-là, qu’ils partent et aillent voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Mais qu’ils ne viennent pas polluer le message de la droite et du centre. En réalité, une alliance avec Emmanuel Macron, ce ne serait qu'offrir à nos concitoyens en opposition à Emmanuel Macron que le populisme d’extrême gauche de monsieur Mélenchon ou le populisme d’extrême droite de madame Le Pen. »

Tout dépendra sans doute de ce que va proposer Emmanuel Macron. Son idée de parti unique, lancée au premier tour, en a refroidi plus d'un chez LR.

« On y va le couteau entre les dents, on voit combien de députés on est à la fin, et ce qu'on a en commun », propose un autre député, élu d'une circonscription où Marine Le Pen a frôlé les 60% au second tour.

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