France: face à l'inflation, les entreprises appelées à mettre aussi à la main à la poche par Bercy

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Pour redonner du pouvoir d'achat aux Français et combattre l'inflation, le ministre français de l'Économie et des finances Bruno Le Maire incite les entreprises à mettre la main au portefeuille et à augmenter les salaires... pour celles qui le peuvent. Il recevait lundi les représentants des organisations patronales. Ceux-ci se sont montrés plus prudents quand à la faisabilité de ces augmentations de salaires surtout dans le contexte actuel.

Les principales organisations patronales : le Medef et la CPME, la Confédération des petites et moyennes entreprises, mais aussi les représentants des fédérations du bâtiment, du commerce et de la distribution, avaient rendez-vous lundi à Bercy avec Bruno Le Maire.

Avec une inflation proche de 5% sur un an, le pouvoir d'achat des Français est la priorité du nouveau gouvernement et les entreprises invitées à faire un effort sur les salaires. « Il faut que le travail paie et paie bien, a martelé le ministre de l'Economie devant les patrons. Aujourd'hui beaucoup de Français disent : 'ça me coûte trop cher de travailler, de prendre ma voiture, de faire mon plein, de nourrir ma famille, de payer mon loyer...Je n'y arrive plus !' Ça a toujours été notre ligne de force : le travail doit payer.... et il y a des entreprises qui vont pouvoir augmenter les salaires, qui en ont les moyens, parce qu'elles ont des marges... Il ne s'agit pas de fragiliser les TPE, les PME, mais il y a des entreprises qui peuvent le faire et celles qui peuvent le faire doivent augmenter les salaires ! »

Une déclaration à laquelle François Asselin, patron de la Confédération des petites et moyennes entreprises, oppose « un principe de réalité », au micro de Anne Verdaguer, du service économie. La guerre qui perdure en Ukraine inquiète les organisations patronales, les coûts de production explosent du côté des matières premières, à commencer par l'énergie, souligne François Asselin, qui rappelle que des efforts ont déjà été faits, face aux tensions de recrutement dans certains secteurs : beaucoup d'entreprises ont déjà fait des augmentations individuelles, et il faut éviter de les fragiliser encore plus : « c'est un principe de réalité, l'entreprise ne peut distribuer que ce qu'elle gagne ! Lorsqu'il y a de la valeur à partager c'est un élément de motivation de nos salariés qu'il faut utiliser ; lorsque une entreprise est dans une situation économique un peu plus fragile, le principe de réalité s'impose à elle. »

Bientôt un chèque alimentation

Mais pour Bercy, La réponse à l'inflation doit être équitablement partagée, et ne doit pas reposer que sur l'Etat. Après la prime énergie, un chèque alimentation sera d'ailleurs bientôt mis en place, pour éviter que ne se dégrade encore plus le pouvoir d'achat des Français. Un projet de loi sur le pouvoir d'achat, « priorité du quotidien » des Français, sera présenté en Conseil des ministres avant les législatives des 12 et 19 juin, a déclaré lundi la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire à l'issue du conseil.

Un chèque coup de pouce alors que le coût de l'alimentation pourrait flamber de plus de 200 euros par personne en 2022 annonce ce mardi l'assureur crédit Allianz Trade dans une étude. « Les prix des distributeurs alimentaires pourraient croître de 8,2%, ce qui engendrerait une hausse des dépenses alimentaires annuelles de 224 euros par personne cette année, pour un total atteignant 2.963 euros », détaille Aurélien Duthoit, conseiller sectoriel chez Allianz Trade, interrogé par l'Agence France-presse.

(et avec agences)

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