France: enquête ouverte après des menaces de mort contre le maire de Trappes

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Un professeur et un maire sous protection policière, tour à tour menacés de mort, une classe politique en émoi : mais que se passe-t-il à Trappes ?

La ville populaire de l'ouest de Paris est au cœur d’une virulente polémique depuis qu’un professeur de philosophie Didier Lemaire a dénoncé la montée de l’islamisme et du communautarisme à Trappes.

Le maire de Trappes, Ali Rabeh, membre du parti de gauche Génération.s, conteste ces affirmations. Une enquête a été ouverte ce samedi 13 février pour des menaces de mort à l'encontre de l’élu, qui reproche au président de la République de ne pas prendre sa défense.

« Comment interpréter votre silence ? » s’interroge dans un tweet le maire de Trappes Ali Rabeh en s’adressant au chef de l’État Emmanuel Macron. Joints à son message : des citations de menaces de mort qu’il dit avoir reçu depuis que cette affaire a pris une tournure politique d’ampleur nationale.

Comment en est-on arrivé là ? Tout est parti des prises de positions dans plusieurs médias du professeur de philosophie Didier Lemaire. Il se dit menacé depuis qu’il a dénoncé la montée de l’islamisme à Trappes et il reproche au maire de la ville d’avoir un double-langage sur cette question.

En retour, le maire Ali Rabeh accuse cet enseignant de propager des « contre-vérités » sur sa ville et conteste l’idée qu’il fasse « l’objet d’une menace sérieuse ». La droite et l’extrême-droite se sont engouffrées dans la polémique en prenant la défense du professeur et jugeant inacceptable que le maire « attise la haine contre lui », comme le dit par exemple la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, qui demande la révocation d’Ali Rabeh.

Plusieurs personnalités de gauche ont apporté leur soutien au maire de Trappes dont Benoit Hamon, le fondateur du mouvement Génération.s, s’insurge contre un déferlement de haine raciste et parle d’un élu qui « défend au quotidien les valeurs de la République ».

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