En France, la diaspora sri-lankaise observe de près la crise politique de leur pays d'origine

REUTERS - DINUKA LIYANAWATTE

À plus de 8 000 kilomètres de Colombo et du Sri Lanka, la situation politique fait réagir la diaspora. En France, il y aurait environ 60 000 Sri-Lankais, en majorité de l'ethnie Tamoul, minoritaire au Sri Lanka. Reportage à la rencontre des Sri-Lankais du 10e arrondissement de Paris, qui suivent tous de très près la situation politique dans le pays.

La vidéo de l'invasion du palais présidentiel à Colombo par une foule de manifestants, Inthujan la découverte au réveil sur Instagram, il est en France depuis 10 ans et étudie l'informatique.

Sur les réseaux sociaux, il s'informe et soutient le mouvement, explique-t-il au micro de Stéphane Duguet : « les réseaux sociaux, c'est vraiment un pouvoir en fait, on peut faire quelque chose avec les réseaux sociaux, on partage au maximum, tout le monde regarde, mes amis français, mes amis étrangers, ils partagent aussi, tous les pays en fait. »

Dans une épicerie sri-lankaise, Loges encaisse les clients. Il est Tamoul et revient tout juste du pays où s'y rend régulièrement voir sa mère. Selon lui, cette crise permet aux Cingalais de comprendre les souffrances des Tamouls : « Nous, on est content que ça se passe comme ça, parce qu'on a vécu pire que ça, donc maintenant les Cingalais vont comprendre c'est quoi la difficulté comme ça. »

Les Tamouls ont été victimes de beaucoup de massacres de la part du gouvernement sri-lankais. Jude Rathavan est traducteur, interprète. Il a fui son pays natal lorsqu'il avait 15 ans, un traumatisme qu'aucun changement de régime ne peut réparer. Il se rappelle : « En 1984, j'étais dans une école anglaise qui a été brûlée, incendiée par l'armée sri-lankaise. Ce jour-là, je me suis dit que ce n'était plus mon pays, cette blessure reste encore trop fraîche, même si cette blessure guérit, je ne pense pas que j'y retournerai. »

Il est pessimiste sur la suite des événements et doute même de la démission officielle du président Rajapaksa.

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