France: les députés se plongent dans le projet de loi Climat qui divise

·2 min de lecture

Après la journée de mobilisation de dimanche, les députés ont entamé lundi l’examen de la loi Climat. Présenté comme un texte phare par la majorité, le projet de loi est jugé insuffisant par nombre d’associations et de partis politiques. Ce sont trois semaines de discussions agitées qui ont démarré dans l’hémicycle. Au menu des débats : la suppression des vols intérieurs en cas d’alternatives de moins de 2 heures 30 minutes en train, la généralisation des menus végétariens dans les cantines ou encore l’interdiction de la mise en location des passoires thermiques.

Le premier à ouvrir les hostilités : Jean-Luc Mélenchon. Comme l’écologiste Yannick Jadot, la socialiste Anne Hidalgo avec qui il a signé une tribune, le meneur de La France insoumise estime que cette loi Climat passe à côté de l’essentiel.

« Comment peut-on faire une loi sur le climat sans dire un mot du moratoire sur les accords internationaux tels que CETA et Mercosur ? C’est dangereux, car le changement climatique est commencé. »

Le gouvernement défend un texte équilibré

Au front, sur les bancs réservés au gouvernement, la ministre de la Transition écologique. Barbara Pompili vante un texte équilibré, de bon sens. Elle répond coup pour coup, à ceux à droite qui s’inquiètent d’une écologie punitive et aux autres, à gauche, qui dénoncent un texte à minima.

« Qu’est-ce que c’est facile de balancer des slogans ! C’est un petit peu plus difficile de pouvoir les appliquer, de créer une harmonie sociale autour de la transition écologique ! », défend la ministre de la Transition écologique.

Un débat dans l’hémicycle qui s’annonce agité puisque 7 250 amendements ont été déposés. Un débat qui a également lieu sur Twitch. Le collectif de députés Écologie démocratie solidarité mènera pendant trois semaines ses propres discussions en parallèle des séances au Parlement, sur la plateforme de streaming la plus politique du moment.

À lire: France: des marches pour le climat pour dénoncer les objectifs insuffisants du gouvernement