La France "déplore" la condamnation du mécène turc Kavala et demande sa "libération immédiate"

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Photo non datée de l'opposant turc Osman Kavala s'exprimant pendant un événement à Istanbul - Handout © 2019 AFP
Photo non datée de l'opposant turc Osman Kavala s'exprimant pendant un événement à Istanbul - Handout © 2019 AFP

La France a "vivement déploré" mardi la condamnation à la perpétuité du mécène turc Osman Kavala, qui était accusé d'avoir tenté de renverser le gouvernement turc, et a réclamé sa "libération immédiate" ainsi que "l'abandon de toutes les charges pesant contre lui".

Osman Kavala nie les charges

"Cette figure de la société civile est détenue depuis plus de quatre ans et demi, en violation des obligations internationales de la Turquie", notamment au titre de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. "La France rappelle son attachement au respect des droits de l'Homme, des libertés fondamentales et de l'État de droit", a ajouté Anne-Claire Legendre.

La défense réclamait l'acquittement d'Osman Kavala, 64 ans, pour manque de preuves et dénonçait l'acharnement du pouvoir. Il a été seulement acquitté de l'accusation d'espionnage. Ses avocats ont fait part de leur intention de faire appel. Osman Kavala - qui a toujours nié les charges pesant contre lui - a dénoncé un "assassinat judiciaire" contre sa personne et l'influence du président Recep Tayyip Erdogan sur son procès.

Tollé international

Les Etats-Unis se sont dits "profondément troublés et déçus" par sa condamnation, en appelant à sa remise en liberté et en exhortant "le gouvernement (turc) à cesser les poursuites motivées par la politique".

La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock a, elle, dénoncé un arrêt "en contradiction flagrante avec les normes de l'Etat de droit", tandis que le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a jugé que la décision témoignait "d'une sévérité maximale".

La représentante de Human Rights Watch, Emma Sinclair-Webb, présente au tribunal, a dénoncé sur Twitter le "pire dénouement possible", "horrible, cruel et diabolique", et le directeur Europe d'Amnesty International, Nils Muiznieks, a fustigé une "parodie de justice".

Article original publié sur BFMTV.com

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