France: des débuts laborieux pour le Conseil national de la refondation

Plus de 8h de discussions à huis clos et encore beaucoup de flou. Emmanuel Macron a lancé ce jeudi le Conseil national de la refondation à Marcoussis près de Paris. Une nouvelle instance censée améliorer les dialogues entre les forces vives du pays. Les oppositions de droite et de gauche ainsi que le syndicat CGT ont séché le rendez-vous. La quarantaine de participants n'était pas totalement convaincue par la « nouvelle méthode » promise par le chef de l’État.

Avec notre envoyé spécial, Julien Chavanne

C’était lui le plus souriant à la sortie. François Bayrou, le pilote de ce CNR, persuadé d’avoir assisté à un exercice inédit : « Le président de la République a dit : "l'objectif est atteint" et je pense qu'il est dépassé. Beaucoup de ceux qui se sont exprimés ont dit qu'il s'était passé quelque chose aujourd'hui. Ça a été répété plusieurs fois dans la journée. C'était vraiment une journée très marquante. Je pense qu'aucun de ceux qui ont participé ne l'oublieront. »

Des participants avec une autre vision

À croire qu’il n’était pas dans la même salle que la quarantaine d’invités, beaucoup moins enthousiastes. Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT : « J'en sors ni en disant que ça n'a servi à rien, ni en disant que ça va être la solution à tous les problèmes. On verra, c'est une démarche qui est enclenchée aujourd'hui. Il y a des rendez-vous qui sont fixés. On verra ce que ça donnera. »


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