France: les débuts agités de la commission Bronner contre la désinformation en ligne

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Lancée ce 29 septembre, la « commission Bronner », qui porte le nom du sociologue qui la préside, est l’objet d’une vive polémique sur les réseaux sociaux. Cette nouvelle instance chargée de formuler des propositions au gouvernement pour lutter contre la désinformation en ligne est critiquée pour avoir intégré dans ses rangs un professeur de médecine, soupçonné de « complotisme ».

À peine installée et déjà dans la tourmente, la commission Bronner voulue par Emmanuel Macron s’est fixée quatre objectifs. Le sociologue Gérald Bronner et les treize membres qui la compose devront en premier « définir un consensus scientifique sur l’impact des infox dans nos vies ». Le second est de « formuler des propositions » concernant l’éducation, la prévention, la régulation et les sanctions pénales qu’il conviendrait d’opposer aux « entrepreneurs de haine » en ligne. Troisième objectif, « imaginer de nouveaux espaces communs » sur la Toile pour promouvoir « la démocratie », « la citoyenneté » et le « collectif ».

Un chirurgien au cœur de la polémique

Les critiques envers la commission se sont cristallisées sur la personne du chirurgien Guy Valencien. La pneumologue Irène Frachon, à l’origine de l’alerte sur les dangers du Mediator, a mis en cause par voie de presse la probité de ce professeur de médecine. Selon elle, il a été l’un des « fers de lance d’une nébuleuse composée de médecins, de professeurs et d’académiciens, qui, depuis des années tentent de minimiser, voire de nier la gravité du drame humain causé par le Mediator ».

Aussitôt la polémique enfle sur les réseaux sociaux. « Il vient d'être sanctionné en juin par l'Ordre des médecins pour usage de faux certificats médicaux », fulmine un internaute. « Guy Vallancien est également connu pour avoir dirigé le Centre du don des corps de l’université Descartes, de 2004 à 2014. Une structure qui était devenue un véritable charnier », ajoute un autre. Invité ce dimanche de l’émission « C Politique » de la chaîne France 5, Gérald Bronner a défendu les choix qui l’ont guidés pour désigner des membres de la Commission.

Lutter contre la désinformation

La première réunion de l'instance s'est tenue ce lundi 4 octobre pour décider avec Guy Vallancien des suites qu’il convenait de donner à cette affaire. Réunie pour la première fois en session de travail lundi soir, la Commission a opté finalement pour le maintien de Guy Vallancien après l’avoir « longuement entendu ». L’intéressé dénonce depuis, avec les soutiens des autres membres de l’instance, la « désinformation » véhiculée par ses détracteurs et dont il a été la principale victime.

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