France-Croatie: le temps presse pour les Bleus d'ici au Mondial

Le temps presse pour Didier Deschamps et les Bleus avant France-Croatie, alors qu'il ne reste que trois matches pour se préparer pour la Coupe du monde 2022 au Qatar (photo d'archive prise en octobre 2021 à Turin, à l'occasion d'un match entre l'équipe de France et la Belgique). (Photo: John Berry / Getty Images)
Le temps presse pour Didier Deschamps et les Bleus avant France-Croatie, alors qu'il ne reste que trois matches pour se préparer pour la Coupe du monde 2022 au Qatar (photo d'archive prise en octobre 2021 à Turin, à l'occasion d'un match entre l'équipe de France et la Belgique). (Photo: John Berry / Getty Images)

Le temps presse pour Didier Deschamps et les Bleus avant France-Croatie, alors qu'il ne reste que trois matches pour se préparer pour la Coupe du monde 2022 au Qatar (photo d'archive prise en octobre 2021 à Turin, à l'occasion d'un match entre l'équipe de France et la Belgique). (Photo: John Berry / Getty Images)

FOOTBALL - La Coupe du monde, c’est déjà demain. Ou du moins, c’est tout comme. Ce lundi 13 juin, face à la Croatie au stade de France, les Bleus bouclent une saison interminable qui a déjà vu William Saliba, Aurélien Tchouaméni et Mattéo Guendouzi prendre part à plus de 60 rencontres depuis août. Mais loin de pouvoir penser aux vacances, les hommes de Didier Deschamps auront forcément à l’esprit le Mondial au Qatar, qui débute le 21 novembre.

Et pour cause: d’ici au premier match qatari, qui mettra aux prises l’équipe de France et le vainqueur du barrage Pérou-Australie (joué aussi ce lundi soir), les tricolores n’ont plus que trois rencontres de préparation, match face à la Croatie inclus. La conséquence d’un calendrier extraordinaire, imaginé pour répondre aux difficultés liées à l’organisation du Mondial en hiver dans un pays désertique où il était inenvisageable de jouer l’été.

Quels hommes? Quel système?

Ainsi, après ce lundi, les cinq prochains mois ne verront les Bleus se rassembler qu’une fois, fin septembre. Ce sera l’occasion de boucler la phase de poule de Ligue des Nations avec des rencontres face à l’Autriche puis au Danemark, un adversaire qui figure dans le groupe des Bleus à la Coupe du monde et face auquel les Français ne voudront sûrement pas dévoiler tous leurs atouts.

Voilà pour le programme des prochaines semaines. Et voici aussi qui explique pourquoi le temps commence à presser très sérieusement  pour Didier Deschamps. Car la fenêtre internationale qui se referme ce lundi n’a pas transformé les doutes en évidences concernant les hommes à emmener au Qatar ou le système de jeu dans lequel évoluer.

Pour le moment, les Français ont enchaîné une défaite (2-1) contre les Danois et deux nuls (1-1) sans saveur face aux Croates puis aux Autrichiens. Mais au-delà d’un résultat comptable loin d’être essentiel lorsque l’on prépare une grande compétition, ce rassemblement de fin de saison a surtout montré toutes les hésitations qui traversent le staff des Bleus: si le sélectionneur tente d’adopter depuis l’Euro 2021 une défense à cinq, il apparaît qu’il n’a pas à sa disposition le personnel adéquat pour évoluer de la sorte. Avec pour conséquence un tâtonnement permanent.

Un groupe pléthorique, mais en quête de certitudes

Prenons l’exemple du côté droit de la défense, qui a vu défiler depuis l’Euro un ailier logiquement en manque de repères défensifs (Kingsley Coman), un spécialiste du poste sans expérience au plus haut niveau (Jonathan Clauss), ou des défenseurs pur jus à la peine pour contribuer en phase offensive (Benjamin Pavard, Jules Koundé). Tant et si bien que l’on se demande s’il ne faudra pas rappeler (Nordi Mukiele, une sélection et 35 minutes en bleu) ou essayer un autre homme (Pierre Kalulu, 22 ans, aucune sélection) en vue du Mondial. Mais on l’a dit, il ne reste plus que deux matches en septembre pour mettre en place une alternative...

Ce cas de figure extrême se répète dans une moindre mesure ailleurs sur le terrain. En défense centrale par exemple puisqu’entre la blessure de Raphaël Varane et les prestations peu convaincantes de William Saliba, il semble difficile de s’y retrouver après les matches de juin. Au milieu, Boubacar Kamara et Mattéo Guendouzi ont montré quelques promesses, mais N’Golo Kanté et Paul Pogba partent avec une large avance... si tant est qu’ils parviennent enfin à échapper aux blessures. Quant à la pointe de l’attaque, la méforme d’Antoine Griezmann, l’absence d’Olivier Giroud et les délais trop courts pour laisser Christopher Nkunku et Moussa Diaby s’épanouir pleinement sont autant de casse-têtes à résoudre pour le sélectionneur.

En clair, après trois matches de Ligue des Nations en ce mois de juin, l’équipe de France n’est guère plus avancée. Elle sait seulement qu’elle dispose d’une attaque Karim Benzema - Kylian Mbappé au talent inégalé dans le monde, et d’un duo de gardiens de très haut niveau avec Hugo Lloris et Mike Maignan. Pour le reste, l’alchimie doit encore se faire. Charge donc aux Bleus d’offrir ce soir face à la Croatie 90 dernières belles minutes au public du stade de France avant les vacances, et à Didier Deschamps de tenter d’y déceler les hommes les plus à même de défendre la couronne mondiale française au Qatar. Dans cinq tout petits mois donc.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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