France, Corée du Nord, Espagne, Salvador : les informations de la nuit

JULIEN DE ROSA / AFP

“Qu’il retourne en Afrique” : les propos d’un élu RN ébranlent l’Assemblée nationale. Le député du Rassemblement National (RN) Grégoire de Fournas a provoqué l’indignation jeudi lors de la séance des questions au gouvernement, pour des mots jugés racistes tenus au sein de l’Hémicycle et immédiatement condamnés par la Première ministre Élisabeth Borne. “Qu’il retourne en Afrique” ou “Qu’ils retournent en Afrique”, a lancé l’élu de Gironde alors que le député LFI du Val-d’Oise Carlos Martens Bilongo interpellait le gouvernement sur la politique d’aide aux migrants. “Aujourd’hui, on m’a renvoyé à ma couleur de peau. Je suis né en France, je suis député français”, a déclaré Carlos Martens Bilongo. On voit la vraie face du Rassemblement national.” Dans un communiqué, l’alliance de gauche Nupes a demandé la plus haute sanction par le règlement de l’Assemblée, à savoir la censure avec exclusion. “Ce n’est pas la première fois que des remarques d’un élu du Rassemblement National suscitent la controverse […] mais l’incident de jeudi est le plus fort coup porté aux efforts de Mme Le Pen visant à dédiaboliser le parti”, analyse le New York Times. Grégoire de Fournas a déclaré que ses propos ne visaient pas le député insoumis mais les migrants bloqués en mer Méditerranée, dénonçant une “manipulation” de LFI.

La Corée a tiré près de 80 obus. L’armée sud-coréenne a dit avoir détecté ces tirs dans la mer peu avant minuit jeudi, ce qui constitue, selon elle, une violation de la Déclaration de Panmunjom, signée en 2018. Quelques heures plus tôt, Pyongyang avait déjà procédé au lancement de plusieurs missiles balistiques, rapporte la chaîne japonaise NHK. Ces tirs interviennent juste après que la Corée du Sud a annoncé la poursuite des exercices militaires aériens avec les États-Unis.

Maersk dévoile un gigantesque projet de méthanol vert en Espagne. Le géant du transport maritime et le gouvernement espagnol ont présenté jeudi un projet de 10 milliards d’euros afin de développer cet agrocarburant, mélange de dioxyde de carbone et d’hydrogène vert, jugé stratégique pour décarboner le transport maritime. Ce projet pionnier, qui devrait débuter à l’issue d’études techniques au second semestre 2023 devrait se traduire par la création de deux vastes sites de production de méthanol vert, l’un en Andalousie, l’autre en Galice, avec à la clé la création de “85 000 emplois directs et indirects”. “Le projet bénéficiera de fonds européens et l’exécutif (espagnol) n’exclut pas d’y participer en tant qu’investisseur, ce qui serait une nouveauté”, souligne El País. Produit grâce à des sources d’énergie renouvelables, l’hydrogène vert est actuellement en plein essor en Espagne, pays où le soleil et le vent sont abondants et qui cherche à s’affirmer comme un acteur clé de la transition énergétique en Europe.

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