La France contre la finance, le duel que Marine Le Pen voudrait imposer à Emmanuel Macron

Alexandre Boudet
Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan lors du dernier meeting de campagne à Villepinte.

POLITIQUE - C'est un match que Marine Le Pen aimerait jouer durant cette deuxième semaine de campagne. Avant le grand débat de mercredi soir, elle a testé l'opposition de la France contre la Finance au cours de son dernier grand meeting, organisé ce lundi 1er mai à Villepinte.

Dans une salle nettement moins remplie qu'elle aurait pu l'espérer (voir la vidéo en fin d'article), la candidate du Front national a sonné une violente charge contre Emmanuel Macron qui a mobilisé ses partisans à quelques kilomètres de là dans le nord de Paris.

La leader d'extrême droite a commencé par allonger la liste déjà bien fournie des surnoms pour qualifier son rival. Après "Big Chouchou" ou "bébé Hollande", elle appelle désormais Emmanuel Macron "le candidat sortant".

Cette expression utilisée par François Hollande en 2012 pour définir Nicolas Sarkozy vise à affubler son adversaire du bilan du quinquennat et de faire apparaître sa politique comme la continuité de ce qui est à l'oeuvre depuis cinq ans.

"La finance a un nom, c'est Emmanuel Macron"

Au cours de ce très court meeting (80 minutes en tout et pour tout), Marine Le Pen a mis une seconde fois ses mots dans les pas de François Hollande. Elle a en effet repris la tirade que le candidat socialiste avait utiliseé en 2012 lors de son fameux discours du Bourget.

"Mon véritable adversaire, il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera jamais élu et pourtant il gouverne. Mon adversaire, c'est le monde de la finance", disait le futur président de la République.

Celle qui rêve de lui succéder a refaçonné ces paroles pour coller à son discours anti-Macron. "L'adversaire du peuple français, c'est toujours le monde de la finance mais cette fois, il a un nom, il a un visage, il a un parti, et il présente sa candidature et tous rêvent de le voir élu. Il s'appelle Emmanuel Macron", a tancé la candidate qui fait aussi de son rival "l'adversaire du peuple".

Dénoncer son rival et...

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