France: Pour le conseil scientifique, les écoles peuvent rester ouvertes, déclare Delfraissy

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FRANCE: POUR LE CONSEIL SCIENTIFIQUE, LES ÉCOLES PEUVENT RESTER OUVERTES, DECLARE DELFRAISSY

PARIS (Reuters) - Le conseil scientifique reste favorable, notamment pour des raisons sociales, à l'ouverture des écoles en France malgré l'arrivée de variants du coronavirus, les enfants n'étant pas un facteur de transmission notable, a déclaré jeudi son président, Jean-François Delfraissy.

Constatant que le couvre-feu actuellement en vigueur ne suffisait pas à enrayer l'épidémie de COVID-19 en raison de ces variants plus contagieux, le gouvernement envisage divers scénarios allant jusqu'à un reconfinement de la population.

Interrogé par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, Jean-François Delfraissy a déclaré que le conseil scientifique, chargé de fournir des avis au gouvernement, ne prônait pas la fermeture des écoles.

"Les données anglaises qui initialement suggéraient que le variant anglais était plus transmissible au sein des écoles et des enfants ne nous ont pas convaincus", a-t-il dit. "C'est la raison pour laquelle (...) nous recommandions, y compris avec les variants, la poursuite de l'ouverture des écoles, parce qu'il y a d'autres enjeux (...) qui sont des enjeux sociétaux et en particulier pour les enfants qui sont issus des classes les plus fragiles ou socialement défavorisées. Nous restons pour l'instant sur cette position."

"Les enfants sont aussi un facteur de transmission mais ils ne sont pas un facteur de transmission particulièrement impliqué dans la transmission de ces variants", a-t-il insisté.

Jean-François Delfraissy a souligné que les autorités étaient confrontées à un dilemme générationnel avec le choix du "tout-sanitaire (...) qui a été fait jusqu'à maintenant, de protéger les personnes les plus fragiles et les plus anciennes", au détriment de jeunes qui ne peuvent plus voir leurs amis, nouer des relations amoureuses ou chercher efficacement un emploi.

"Je pense que nous sommes véritablement avec une question un peu sociétale et éthique, quasi-éthique actuellement, finalement de politique générationnelle entre continuer à préserver la santé des plus anciens mais peut-être au détriment de la santé des plus jeunes. C'est une vraie grande question", a-t-il dit.

(Bertrand Boucey, édité par Nicolas Delame)