France: le Conseil national pour la refondation, en difficulté avant même d'être lancé

Un nouveau cadre pour une nouvelle méthode : dans une semaine, jeudi 8 septembre, Emmanuel Macron étrennera son Conseil national pour la refondation (CNR). Objectif : penser la France de demain, dans les domaines du climat, de la santé, de l'éducation. Mais encore faut-il des interlocuteurs. Du côté des partis d'opposition, c'est la politique de la chaise vide qui est en train de s'imposer.

Un « machin », « flou » et « sans programme » : des Républicains aux insoumis, en passant par le Rassemblement national, le CNR est d'ores et déjà un acte manqué pour Emmanuel Macron. Ils n'iront donc pas.

Côté socialiste, la décision n'est pas encore prise formellement, mais selon le député PS Arthur Delaporte, les précédentes expériences – Grand débat des gilets jaunes, Convention citoyenne pour le climat – ne plaident pas en la faveur du chef de l'État :

« Il n’a pas publié les conclusions du Grand débat, la Convention citoyenne pour le climat pareil. Il a jeté à la poubelle toutes les recommandations. Donc rien n’est réuni : ni la clarté dans la forme du projet, ni le bilan en matière d’ouverture démocratique. »

Un front du refus qui agace à l'Élysée et embarrasse le gouvernement. Invitée de France Inter ce jeudi 1er septembre, la Première ministre, Élisabeth Borne, s'est interrogée sur la stratégie des oppositions :


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