Policiers tués : Christophe Castaner en première ligne

La pression s'accentue sur Christophe Castaner, après l'attaque au couteau commise à la préfecture de police.

Le ministre de l'Intérieur a été entendu ce mardi à l'Assemblée nationale. Il s'est exprimé devant la délégation parlementaire au renseignement, à huis clos, et une audition publique devait ensuite avoir lieu en fin d'après-midi.

Une commission d'enquête sera mise en place "dès la semaine prochaine", et le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé le lancement de deux missions pour détecter les signes de radicalisation des agents chargés de l'antiterrorisme.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a de son côté assuré que des "sanctions" seraient prises en cas de manquement.

Christophe Castaner, qui a reconnu des dysfonctionnements, a rejeté les appels à la démission formulés par plusieurs opposants. Il doit s'exprimer au Sénat ce jeudi pour faire la lumière sur les "conditions ayant permis le déroulement" de cette attaque, et à la prise en compte des signes de radicalisation de son auteur par la place Beauvau.

Actuellement, 19 fonctionnaires du ministère de l'Intérieur seraient dans le collimateur de la police des polices. De nouveaux éléments sont aussi venus étayer le profil de l'assaillant.

Des clés USB contenant les données de dizaines de fonctionnaires de police et des vidéos du groupe Etat Islamique ont été retrouvées au domicile de l'homme qui a poignardé à mort quatre représentants des forces de l'ordre, ce jeudi, dans l'enceinte de la préfecture de police de Paris, et qui a ensuite été abattu. L'informaticien, embauché depuis 2003, s'était converti à l'islam il y a une dizaine d'années. Il avait justifié la tuerie de Charlie Hebdo devant des collègues, sans que l'incident n'ait été formalisé, et était habilité secret-défense jusqu'à l'année prochaine.