«La France, c’est les gens qui sont ici»

Libération.fr

Une Syrienne à la recherche de l’identité française dans les meetings LR et FN.

Qu’est-ce qu’être français, concrètement ? Est-ce un bout de papier, ou l’affirmation de valeurs ? Est-ce la même définition pour tous les Français ? Y a-t-il une différence, par exemple, entre la définition d’un militant du Front national et celle d’un militant LR ? Le plus simple était d’aller leur poser la question.

Ce soir-là, à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), François Fillon tient meeting. D’un côté de la rue, des casseroles. On crie : «Fillon, le pognon !» La police est là, en rangs serrés. De l’autre côté, des gens bien habillés, de tous âges, entrent dans la belle salle du Moulin brûlé pour entendre le candidat Les Républicains. Près de 2 000 personnes, selon les organisateurs, ont fait le déplacement et chantent : «On va gagner !» La musique est forte, rapide. La plupart sont évidemment français. Ils sont fiers d’être là. De montrer qui ils sont, de défendre leurs convictions. Et tant pis si leur candidat est convoqué pour être mis en examen. «Etre français, c’est appartenir à une même culture, aimer son pays, aimer la République, dit Matthieu, un jeune homme qui regarde le meeting de loin. On se retrouve tous derrière les mêmes symboles, notre drapeau, notre hymne national, nos valeurs, nos coutumes.» Pour Michael, un métis qui milite aux Jeunes avec Fillon, «c’est quelque chose que les gens ressentent, c’est aussi la volonté d’avoir une destinée et une identité communes».

On sent clairement qu’il y a aussi une idée de grandeur. Passée ou perdue. «Avant, la France, c’était de Gaulle, mais maintenant je sais pas… je dirais Fillon», dit Monique qui, avec sa petite fille, applaudit la foule. Christian, retraité, regrette, lui, une France marginalisée : «On est tellement petit maintenant par rapport à l’Europe et au monde. Dans mon cœur, la France représente beaucoup. On a une civilisation, une culture, une histoire que tout le monde nous envie. Donc déjà, c’est un atout.» Les (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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