France: pour les associations, le bilan des trois ans du Grenelle des violences conjugales est mitigé

Le ministère de l'Intérieur français a recensé 121 féminicides pour l'année 2021, soit un tous les trois jours. Et ce vendredi 2 septembre marquait le 3e anniversaire du Grenelle des violences conjugales, lancé en 2019. Le gouvernement a annoncé une série de mesures comme la création de 10 000 places dans les hébergements pour les victimes, et le renforcement des effectifs policiers. Mais, c'était surtout l’occasion pour les associations et proches des victimes de féminicides de faire le point.

« Aujourd’hui, on a tout l’arsenal juridique pour protéger une femme victime de violence, maintenant, c’est la mise en application qui pèche. »

Sandrine Bouchait est présidente de l’Union nationale des familles de féminicides et auteure de l’ouvrage Elle le quitte, il la tue, dans lequel elle relate son combat après l’assassinat de sa sœur par son ex-conjoint.

Pour elle, le bilan après ces trois ans du Grenelle gouvernemental sur les violences conjugales est mitigé : « Beaucoup d’annonces ont été faites, beaucoup de lois ont été modifiées et ça c’est tant mieux. Maintenant, la justice est beaucoup trop lente. Parmi les femmes que j’accompagne, le jugement se passe entre un an et un an et demi après les faits parfois, et ça ce n’est pas normal, parce que monsieur, pendant ce temps, a tout le loisir d’aller tuer sa femme. »

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