France: après l'attaque sanglante d'un fourgon pénitentiaire, les enquêteurs pistent les fugitifs

« Nous vous traquons », a prévenu le Premier ministre, Gabriel Attal. Près de 48 heures après l'attaque spectaculaire contre un fourgon pénitentiaire, qui a fait deux morts et trois blessés graves parmi les agents, policiers et gendarmes tentent, jeudi 16 mai, de remonter la piste du détenu évadé ainsi que de ses complices.

Mercredi 15 mai, devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre Gabriel Attal a assuré que « l'enquête progresse » et mobilise des « moyens massifs ». « Nous vous retrouverons et nous vous punirons », a encore lancé M. Attal aux malfaiteurs qui sont toujours en fuite. La traque s'organise donc aussi hors des frontières, avec une « notice rouge » émise par Interpol à la demande des autorités françaises pour localiser le fugitif, Mohamed Amra. Quelque 350 enquêteur sont mobilisés, a indiqué ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sur France 2

Choqués par le meurtre de deux de leurs collègues, les agents de l'administration pénitentiaire ont de leur côté appelé à poursuivre jeudi le mouvement de blocage des établissements entamé la veille, pour « maintenir la pression » sur le gouvernement. À Caen, où étaient basées les deux victimes de l'attaque du 14 mai 2024 dans l'Eure, une quarantaine du personnel de l'équipe de jour étaient rassemblés vers 6h30 dans la cour d'honneur du centre pénitentiaire autour de palettes, a constaté l'AFP.

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