France: après le débat avec Darmanin, les macronistes veulent creuser l'écart avec Le Pen

·2 min de lecture

En France, le débat entre le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et la dirigeante du Rassemblement national, Marine Le Pen, continue de créer des remous au sein de la classe politique, en particulier chez les macronistes. Au cours de ce débat, le ministre de l’Intérieur a ménagé son adversaire et lui a même trouvé « un peu dans la mollesse » sur la question de l’islam. Gouvernement et majorité présidentielle tentent de corriger le tir.

« Passer à autre chose. » C’est ce dont rêve un cadre de la majorité, alors que le camp macroniste tente tant bien que mal depuis quatre jours de justifier les propos du ministre de l'Intérieur français Gérald Darmanin qui ont semé la confusion.

Sur la défensive, les membres du gouvernement et les proches d’Emmanuel Macron se sont succédé dans les émissions politiques de ce dimanche 14 février pour ressortir leur brevet de combattant du Rassemblement national.

Embarras

« Nous n’avons rien à voir avec l’extrême droite », a martelé l’eurodéputé Stéphane Séjourné. « Marine Le Pen est une ennemie de la République », a renchérit le chef de file des députés marcheurs, Christophe Castaner, alors que le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti a assuré n’avoir « jamais cru à la dédiabolisation du Front national ».

D’avoir dédiabolisé Marine Le Pen, c’est justement ce que reproche une partie des Marcheurs à Gérald Darmanin qui a cherché à se montrer plus ferme que son adversaire sur la question de l’islam.

Un débat à front renversé qui met dans l’embarras le camp macroniste, sommé d’apporter les preuves de ses différences avec Marine Le Pen, alors qu’Emmanuel Macron a fait de son opposition à l’extrême-droite l’un de ses marqueurs politiques, et compte bien continuer à le faire avant la prochaine présidentielle.

À lire aussi : France: Macron marque un point face à Le Pen après le débat avec Darmanin