France: les 16 femmes rapatriées de camps jihadistes en Syrie mises en examen

AFP - DELIL SOULEIMAN

Les 16 femmes prisonnières dans des camps de jihadistes en Syrie et rapatriées par la France mardi 4 juillet ont toutes été mises en examen et placées en détention provisoire. Avec elles, 35 mineurs enfermés dans ces camps ont également été ramenés sur le territoire français. Parmi eux, un adolescent est aussi poursuivi par la justice. On connait désormais tous les chefs d'inculpation contre les membres de ce groupe.

La justice aura eu besoin de quelques jours. Désormais, les 16 femmes connaissent le détail de leur mise en examen. Toutes sont inculpées pour « association de malfaiteur terroriste criminelle », certaines seulement pour « délaissement d'enfant ».

Car toutes ses femmes n'étaient pas parties seules combattre pour l'État islamique en Syrie, parfois les enfants ont accompagné leurs mères. Il y a eu aussi des naissances sur place.

Le rapatriement organisé ce mardi est d'ailleurs exceptionnel. C'est la première fois que la France fait revenir autant d'enfants de jihadistes présumés avec leurs mères. Jusque-là, l'État ramenait au cas par cas les mineurs enfermés dans ces camps de prisonniers, une pratique très critiquée par plusieurs ONG de défense des droits humains.

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Un adolescent de 18 ans en examen

Parmi ces femmes inculpées, il y a Émilie König, une jihadistes française très connue. Elle est inscrite sur la liste noire des combattants les plus dangereux de l'ONU. La justice a aussi mis en examen un adolescent de 18 ans pour association de malfaiteur terroriste criminelle.

Cent-vingt femmes et près de 290 enfants étaient détenus dans les camps syriens contrôlés par les Kurdes avant le rapatriement de ce mardi, selon Laurent Nunez, le coordinateur français du renseignement et de la lutte contre le terrorisme.

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