La France et les États-Unis renforcent leur coopération antijihadiste

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Une nouvelle feuille de route pour la coopération entre les forces spéciales françaises et américaines a été signée, vendredi, par la ministre française des Armées et son homologue américain, afin de renforcer les efforts dans la lutte contre le jihadisme, alors que les États-Unis se retirent d'Afghanistan et que la France réduit sa présence militaire au Sahel.

La ministre française des Armées, Florence Parly, et son homologue américain, Lloyd Austin, ont signé, vendredi 9 juillet, à Washington, une nouvelle feuille de route pour la coopération entre leurs forces spéciales, les deux pays cherchant à renforcer les efforts internationaux dans la lutte antijihadiste.

La signature de cette convention et la visite de Florence Parly interviennent au moment où les États-Unis se retirent d'Afghanistan et que la France réduit sa présence militaire au Sahel.

"Signature avec Lloyd Austin d'une convention pour renforcer la coopération de nos forces spéciales. Face au terrorisme, nos forces spéciales ont développé une véritable fraternité d'armes", a indiqué Florence Parly dans un tweet après la rencontre.

"Cette convention approfondira les liens exceptionnels qui ont été tissés", a-t-elle assuré, sans donner davantage de détails sur sa nature.

Le texte ne porte pas sur une région spécifique, a fait savoir un porte-parole du Pentagone, Anton Semelroth, les deux pays étant engagés dans la lutte antijihadiste sur des théâtres très différents.

"Le soutien des États-Unis à nos opérations au Sahel est crucial"

Le président américain, Joe Biden, a annoncé, jeudi, que la plus longue des guerres des États-Unis prendrait bientôt fin, avec le retrait définitif de ses troupes d'Afghanistan d'ici le 31 août.

Le président français, Emmanuel Macron, a quant à lui indiqué vendredi que la France commencerait à fermer des bases dans le nord du Mali au second semestre de l'année 2021, dans le cadre de la réduction annoncée de sa présence militaire au Sahel.

Mais Washington et Paris ne souhaitent pas pour autant abandonner leur effort en matière de contre-terrorisme.

Lors d'un échange au cercle de réflexion Atlantic Council après sa visite au Pentagone, Florence Parly a cité l'opération Takuba, unité de forces spéciales européennes censée former l'armée malienne au combat face aux jihadistes, comme un exemple "remarquable et concret" de coopération.

"Le soutien des États-Unis à nos opérations au Sahel est crucial", a-t-elle ajouté.

Citant d'autres missions conjointes menées ces dernières années, elle a affirmé : "Notre coopération opérationnelle donne des résultats concrets. Et elle continuera à le faire".

Avec AFP

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