France: à gauche, l'affaire Quatennens empoisonne toujours la Nupes

AP - Christophe Ena

C'était à la mi-septembre : Adrien Quatennens reconnaissait avoir giflé sa femme. Scandale immédiat. Le député LFI n'a depuis plus mis les pieds à l'Assemblée nationale, il était en arrêt maladie. Mais son retour serait imminent, La France insoumise admet en discuter. Et cela suscite des tensions au sein de la Nupes, l'union des gauches.

Si rien n'est officiel pour l'instant, Adrien Quatennens pourrait revenir dans l'hémicycle d'ici à la fin du mois. « Nous sommes en train de définir les modalités pour accompagner son retour », a affirmé mardi la présidente du groupe LFI à l'Assemblée, Mathilde Panot.

Ces modalités, ce pourrait notamment être un stage de sensibilisation aux violences sexuelles et sexistes. Et Adrien Quatennens, toujours sous le coup d'une enquête après la plainte de son épouse, attendrait également que se déroule ce week-end la marche féministe organisée par le mouvement #NousToutes.

La députée écologiste Sandrine Rousseau a d'ailleurs tracé une ligne rouge sur ce sujet. Pour elle se pose aussi la question de savoir en quoi son retour serait utile dans le combat contre les violences faites aux femmes et ce qu'il serait prêt à faire pour se réhabiliter.

Oppositions et réticences

Mais au sein de la Nupes, tout le monde ne partage pas l'idée d'une main tendue. « Ce retour est impensable », tempête une élue féministe d'Europe écologie-Les Verts. « Adrien Quatennens devrait même démissionner après ce qu'il a fait. D'ailleurs, aurait-il été candidat aux législatives si on avait su qu'il avait commis ces actes ? »

Plus mesurés, les socialistes jugent ce retour « compliqué » et évoquent un « cas de conscience ».


Lire la suite sur RFI