Françoise Thébaud : "Le féminisme est une histoire sans fin"

Françoise Thébaud est professeure émérite d’histoire contemporaine à l’université d’Avignon et codirectrice de la revue Clio, femmes, genre, histoire.

Ça M'intéresse Histoire : Le titre de votre livre indique qu’il n’y a pas un mais des féminismes. Pourquoi ?

Déjà, le féminisme - un mot forgé à la fin du XIXe siècle - recouvre à la fois un corpus d’idées qui dénonce l’inégalité des sexes mais aussi les mobilisations en faveur de l’égalité et de la liberté des femmes. Les formes de cet engagement, bien antérieur à l’invention du terme, ont varié selon les époques et les lieux. Il n’a jamais non plus présenté d’homogénéité : des courants avaient des approches différentes des combats prioritaires et des moyens d’action. Pour en souligner la diversité, Yannick Ripa et moi-même avons voulu entreprendre son histoire mondiale. Ecrire l’histoire des femmes et l’imposer à une université longtemps réticente a aussi été un combat féministe.

L'avancée des droits des femmes est-elle linéaire ?

Non. La sociologue Margaret Maruani l’a souligné : "Il n’y a pas de pente naturelle vers l’égalité". Les dénonciations, les mobilisations permettent des progrès mais rien n’est définitivement gagné. La situation en Afghanistan ou en Iran nous le prouve tristement. En France, les quelques avancées de la Révolution, qui refusait cependant l’entrée des femmes dans l’arène politique, ont été balayées par Napoléon et la Restauration. Vichy a accentué la répression contre le contrôle des naissances et a érigé (...)

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